violence et mauvais traitements

N’importe qui peut subir de la violence et des mauvais traitements. On peut subir différents types de violence et de mauvais traitements dans ses relations, notamment de la violence dans une relation, une agression sexuelle, sans oublier la maltraitance des enfants et des jeunes. Cette section peut t’aider à reconnaître les signes de violence et de mauvais traitements, et à prendre des mesures pour te protéger et te sentir plus en sécurité. Elle t’indiquera aussi à qui tu peux t’adresser pour obtenir de l’aide ou ce que tu peux faire pour aider une personne victime de violence ou de mauvais traitements.

qu’est-ce que la violence et les mauvais traitements ?

COMPRENDRE LA VIOLENCE ET LES MAUVAIS TRAITEMENTS 

N’importe qui peut subir de la violence et des mauvais traitements. Pour t’aider à comprendre les signes de la violence et les raisons pour lesquelles elle peut se produire, lis ce qui suit. 

N’importe qui peut subir de la violence et des mauvais traitements. Certains types de violence, comme frapper une autre personne, l’étrangler ou utiliser des armes contre elle, sont faciles à reconnaître. Mais il existe d’autres formes de violence qui ne sont pas toujours évidentes. Tu peux être victime de violence et de mauvais traitements dans une relation amoureuse, de la part d’une connaissance, d’un·e étranger·ère, d’un·e membre de la famille ou d’un·e adulte qui prend soin de toi. 

Les différents types de violence et de mauvais traitements 

Voici quelques types de violence et de mauvais traitements : 

  • La violence physique 
  • La violence émotionnelle/psychologique 
  • La violence verbale 
  • L’agression sexuelle 
  • La violence numérique (ou cyberviolence) 
  • La violence spirituelle 
  • La violence financière 

Voici des exemples de chaque type : 

  • Violence physique : Te donner des coups de poing, des coups de pied, te mordre, etc. Te menacer du poing. Te pousser ou tirer ton corps (pour le rapprocher de l’agresseur). T’empêcher de partir ou te forcer à aller quelque part.
  • Violence émotionnelle/psychologique : T’insulter ou te rabaisser. Crier ou hurler après toi. T’embarrasser en public. T’isoler des autres. Avoir un comportement jaloux ou contrôlant à ton égard. Te menacer. Te faire subir du gaslighting (parfois appelé détournement cognitif ou décervelage cognitif).
  • Violence sexuelle : Baisers ou attouchements non désirés. Refuser d’utiliser des préservatifs (condoms) ou des méthodes de contraception ou, encore, en limiter l’accès. Faire pression sur une personne pour qu’elle ait un rapport sexuel. Exposer une personne à une infection sexuellement transmissible (IST) en toute connaissance de cause.
  • Violence numérique : T’envoyer des messages négatifs ou menaçants. Te voler ou changer tes mots de passe. T’envoyer constamment des messages et exiger que tu répondes. Utiliser des technologies de tout type pour te surveiller.
  • Violence spirituelle : Insulter ta religion ou ta spiritualité. T’empêcher de participer à des activités qui t’aident à te sentir bien dans ta peau (yoga, méditation, etc.). Utiliser la religion ou la spiritualité pour justifier la violence. Faire pression sur toi pour que tu ne passes pas de temps avec ta communauté religieuse ou spirituelle
  • Violence financière : Te donner une allocation et surveiller de près ce que tu achètes. T’interdire ou t’empêcher d’aller au travail. Dépenser de l’argent pour sa propre satisfaction, mais ne pas te permettre de faire de même. Te mettre en difficulté en causant des problèmes au travail

Si tu subis l’un de ces comportements, sache que ce n’est pas ta faute et que ce n’est pas acceptable. 

Pourquoi les gens ont recours à la violence 

Parfois, les gens sont violents parce qu’ils veulent contrôler les autres ou augmenter leur sentiment de puissance. Certaines personnes sont plus susceptibles d’être violentes lorsqu’elles boivent de l’alcool ou prennent d’autres substances. Certaines personnes peuvent être elles-mêmes victimes de mauvais traitements. Mais aucune de ces raisons n’est une excuse pour agir de la sorte. 

Une personne violente peut s’excuser et promettre d’arrêter. Elle peut essayer de te convaincre de rester et te dire que tu n’as nulle part où aller. Elle peut menacer de se blesser si tu pars. Le plus important, c’est de savoir que ce n’est pas ta faute. Tu ne mérites pas d’être maltraité·e! Si tu te sens à l’aise de le faire, parles-en à une personne de confiance qui pourra t’aider à te sentir en sécurité et à trouver de l’aide. 

Si tu es victime de mauvais traitements à la maison, il est important de créer un plan de sécurité. Cela t’aidera à réfléchir aux endroits où tu peux aller, aux personnes que tu peux appeler et à ce dont tu auras besoin si tu dois quitter la maison soudainement. 

La violence et les mauvais traitements peuvent survenir dans différents types de relations. Pour en savoir plus sur les différentes situations de maltraitance et sur les endroits où tu peux obtenir de l’aide, poursuis ta lecture.

VIOLENCE DANS LES RELATIONS 

La violence dans les relations peut toucher n’importe qui lors d’une sortie avec quelqu’un, ou dans une relation intime, romantique ou sexuelle. Elle peut prendre bien des formes. Si tu penses être dans une relation violente avec une personne que tu fréquentes, explore cette section. Tu y trouveras des informations et des ressources. 

On parle de violence dans les relations lorsqu’une personne maltraite ou tente de contrôler une personne qu’elle fréquente ou avec laquelle elle a une relation. Il peut s’agir de violence verbale, émotionnelle, physique, sexuelle, financière ou spirituelle. La violence dans les relations peut se produire lors d’une première sortie, dans le cadre d’une relation occasionnelle, ou après des mois de relation sérieuse. Elle peut se produire des années après le début d’une relation ou lorsqu’elle a pris fin. 

Relations saines et malsaines 

Les personnes qui vivent une relation saine se font confiance et se respectent mutuellement. Elles communiquent entre elles et prennent des décisions ensemble. Une relation est malsaine lorsqu’un·e partenaire devient contrôlant·e ou ne respecte pas tes limites. Les relations malsaines peuvent mener à des mauvais traitements ou devenir violentes. Si tu ne te sens pas en sécurité avec un·e partenaire intime, romantique ou sexuel·le, ou si cette personne te fait du mal, tu es peut-être victime de violence ou de mauvais traitements. La violence et les mauvais traitements dans les relations peuvent prendre de nombreuses formes, et il peut être difficile de les reconnaître si tu n’es pas victime de violence physique. 

Chacun réagit différemment à la violence dans les relations. Et il n’y a pas de bonne façon de réagir ou de se sentir.

Voici quelques réactions courantes 

  • Penser que tu mérites de subir de la violence 
  • Craindre de contrarier ta ou ton partenaire 
  • Te sentir seul·e ou en danger 
  • Passer moins de temps avec tes proches ou à faire des activités que tu aimais auparavant 
  • T’excuser pour le comportement de ta ou ton partenaire ou le minimiser 
  • Avoir de la difficulté à être physiquement ou émotionnellement intime 

Signes de risque 

La violence dans les relations peut arriver à n’importe qui, et ce n’est pas ta faute. Ta ou ton partenaire peut te promettre de changer, et tu peux croire ou espérer que ce sera le cas. Mais la violence dans les relations s’aggrave souvent avec le temps ou lorsque tu essaies de changer la relation (ou de la rompre). Tu risques d’être victime de violence à l’avenir si ta ou ton partenaire : 

  • Menace de te faire du mal (ou à des membres de ta famille, à tes ami·e s ou à tes animaux de compagnie); 
  • A un comportement agressif plus souvent ou plus intensément; 
  • T’impose des contacts sexuels non désirés (agression sexuelle); 
  • Te suis, te traque ou te harcèle; 
  • T’étrangle ou t’étouffe; 
  • A fait preuve de violence ou a infligé des mauvais traitements dans le passé; 
  • A des antécédents d’alcoolisme ou de toxicomanie; 
  • Menace ou essaie de se faire du mal. 

Création d’un plan de sécurité 

Si tu remarques l’un de ces signes ou si tu ne te sens pas en sécurité, il est important d’établir un plan de sécurité, même si tu décides de rester avec un·e partenaire violent·e

Un plan de sécurité est une liste de choses que tu peux faire pour te protéger. Tu es la personne qui connaît le mieux ta situation et il existe des ​​travailleur·euses de soutien qui peuvent t’aider à être plus en sécurité. Voici quelques pistes pour commencer : 

  • Parle de la violence que tu subis à un·e ami·e ou un·e adulte de confiance (comme un parent, un·e enseignant·e ou un·e conseiller·ère). 
  • Tu trouveras ici des conseils pour communiquer avec quelqu’un
  • Trouve un mot qui servira de code pour permettre aux personnes de confiance de savoir quand appeler le 9-1-1. 
  • Trouve des moyens de sortir de ta maison, de ton école ou de ton travail en toute sécurité en cas d’urgence. 
  • Prévois où tu iras en cas d’urgence (par exemple, chez un·e ami·e de confiance). 
  • Prévois comment tu t’y rendras en toute sécurité si tu dois partir en urgence. 

Garde ces objets dans un endroit sûr ou chez un·e ami·e de confiance au cas où tu devrais partir rapidement : 

  • Tes pièces d’identité (un permis de conduire, une carte de santé ou un passeport); 
  • Des vêtements et des articles de toilette; 
  • Les médicaments dont tu as besoin; 
  • De l’argent; 
  • Des clés; 
  • Une liste de numéros de téléphone que tu peux appeler pour obtenir de l’aide (adultes de confiance, services de soutien, police), que tu devrais écrire sur papier au cas où tu ne pourrais pas utiliser ton téléphone cellulaire;
  • Un chargeur de téléphone supplémentaire; 
  • Une photo de la personne qui t’a fait du mal. 

​​​En plus d’un plan de sécurité, il y a d’autres moyens d’obtenir de l’aide si tu es victime de violence dans une relation. 

AGRESSION SEXUELLE 

Une agression sexuelle est un acte sexuel non désiré commis par une personne sur une autre. Cela peut t’affecter de nombreuses façons et dans différents domaines de ta vie. N’oublie pas que ce n’est jamais ta faute. Cette section te permettra d’en savoir plus sur les agressions sexuelles et de savoir vers qui te tourner pour obtenir de l’aide. 

Une agression sexuelle est n’importe quel type d’activité sexuelle qui a lieu sans ton consentement. On parle de consentement lorsque tu dis ou agis librement en indiquant que tu veux prendre part à une activité sexuelle particulière. 

Peu importe ce que quelqu’un dit, tu n’as pas donné ton consentement si : 

  • Quelqu’un t’a forcé·e, menacé·e ou a fait pression sur toi. 
  • Tu dormais ou était inconscient·e. 
  • Tu étais sous l’influence de l’alcool ou d’une autre substance. 
  • Tu es mineur·e et la personne était en position de confiance, de pouvoir ou d’autorité. 

Une agression sexuelle peut inclure toute forme de contact sexuel non désiré, notamment : 

  • Les attouchements sexuels sans consentement; 
  • Le fait de subir de la pression pour avoir une relation sexuelle; 
  • Les baisers forcés; 
  • Une relation sexuelle forcée; 
  • Le viol. 

Toute personne, quel que soit son sexe ou son genre, peut être victime d’une agression sexuelle. Certaines personnes sont plus à risque, notamment : 

  • Les filles et les jeunes femmes; 
  • Les personnes handicapées; 
  • Les personnes autochtones; 
  • Les lesbiennes, les homosexuels et les personnes bisexuelles, transgenres, queer et bispirituelles (LGBTQ2S+); 
  • Les personnes qui consomment des substances; 
  • Les sans-abris ou les personnes sans logement stable. 

N’importe qui peut commettre une agression sexuelle. Une agression sexuelle est presque toujours commise par quelqu’un que tu connais déjà, comme un·e camarade de classe, un·e ami·e, un·e enseignant·e, un·e entraîneur·euse, un·e membre de la famille, une connaissance ou une personne que tu fréquentes. Une agression sexuelle peut également être commise par un·e inconnu·e. 

Ce qui t’est arrivé n’est pas ta faute. Et cela est vrai, même si : 

  • Tu avais flirté avec la personne qui t’a agressé·e sexuellement; 
  • Tu avais consommé de l’alcool ou d’autres substances; 
  • Tu avais consenti à avoir des relations sexuelles avec cette personne dans le passé; 
  • Tu avais consenti à certaines activités sexuelles (comme vous embrasser ou vous caresser); 
  • Tu avais changé d’avis après avoir donné ton consentement. 

Ce que tu as fait (ou n’as pas fait) avant, pendant ou après l’agression n’a aucune importance. C’est correct si tu as essayé de t’enfuir ou d’arrêter l’agression. C’est correct aussi si tu n’as pas été capable de réagir, si tu n’as pas résisté ou si tu n’as pas dit « non ». La seule personne qui a mal agi est la personne qui t’a agressé·e sexuellement. Il peut être difficile de savoir si tu as subi une agression sexuelle ou non. Il peut être encore plus difficile de décider de le dire ou non à quelqu’un. Si tu penses avoir été victime d’une agression sexuelle, c’est à toi de décider ce que tu vas faire ensuite. Tu peux décider de passer un examen médico-légal à l’hôpital, qui peut fournir des preuves légales de l’agression. Cet examen doit être effectué le plus tôt possible après l’agression (jusqu’à une semaine après l’agression); tu pourras décider plus tard si tu souhaites signaler l’agression à la police. Pour savoir où aller pour effectuer cet examen médical, appelle VictimLinkBC or Sex Sense.

Le fait de décider d’en parler à quelqu’un et de chercher du soutien est un premier pas courageux. Tu n’es pas seul·e et tu peux trouver plus d’informations ici. 

Aider d’autres personnes 

De nombreuses personnes victimes d’une agression sexuelle en parlent à un·e ami·e ou à un·e camarade avant d’en parler à un·e adulte. Si une personne se confie à toi, ta réaction peut faire une grande différence dans la façon dont elles se sentent maintenant et à l’avenir. Tu n’as pas besoin d’être un·e expert·e pour l’aider. Si une personne te dit qu’elle a été victime d’une agression sexuelle, ou pense qu’elle pourrait l’avoir été : 

  • Écoute ce qu’elle a à dire. 
  • Crois-la, ne la remet pas en question. 
  • Soutiens-la en lui expliquant les possibilités qui s’offrent à elle, en l’accompagnant à l’hôpital (si elle veut recevoir des soins médicaux) ou à la police (si elle veut signaler l’agression), ou en restant avec elle, tout simplement. 

Il peut être difficile d’écouter une personne dire qu’elle a été victime d’une agression sexuelle. Tu pourrais ressentir de la colère, de la tristesse, de l’impuissance ou de la confusion. Il est important que tu prennes soin de toi. Tu pourrais faire une activité que tu aimes ou parler à un·e adulte ou un·e conseiller·ère de confiance. Tu peux également décider de te joindre à un groupe de soutien pour les ami·e s et la famille de personnes qui ont été blessées de cette façon. Pour connaître les ressources et entrer en contact avec celles-ci, communique avec VictimLinkBC

Si tu peux le faire en toute sécurité, il est important de dire quelque chose si tu penses qu’un acte de violence ou d’agression sexuelle pourrait avoir lieu, ou si tu entends des gens parler d’une manière qui soutient la violence sexuelle. Nous avons tous un rôle à jouer pour mettre fin à la violence sexuelle. 

VIOLENCE ENVERS LES ENFANTS ET LES JEUNES 

Il arrive que des personnes que nous connaissons agissent d’une façon qui nous donne un sentiment d’insécurité. Cela peut être effrayant et déroutant, surtout s’il s’agit de quelqu’un que nous aimons ou en qui nous avons confiance. Si tu as été victime de violence durant ton enfance ou ton adolescence de la part d’un parent, d’un·e adulte qui prend soin de toi, d’un·e proche ou d’un·e autre adulte, consulte cette section pour trouver de l’aide. 

La violence envers les enfants ou les jeunes se produit lorsqu’un·e adulte de confiance agit de façon à te faire du mal ou ne te protège pas contre le mal. L’adulte de confiance peut être un parent, un·e adulte qui prend soin de toi ou quelqu’un comme un·e membre de la famille plus âgé·e, le parent d’un·e ami·e, un·e entraîneur·euse ou un·e enseignant·e. La violence envers les enfants et les jeunes peut prendre de nombreuses formes et peut toucher une personne de n’importe quel sexe ou genre. 

Voici des exemples de violences envers les enfants et les jeunes : 

  • Violence physique : Un·e adulte te blesse physiquement de manière délibérée. Par exemple, iell peut te frapper, lancer des objets ou utiliser la force physique pour te punir ou te faire peur. 
  • Violence sexuelle : Un·e adulte se sert de toi de manière sexuelle ou te fait participer à une activité sexuelle. En voici des exemples :  Te toucher ou te demander de toucher des parties du corps à caractère sexuel. Te demander d’ôter tes vêtements ou ôter les siens devant toi. Te montrer des photos de personnes nues ou en train de faire l’amour. Prendre des photos ou des vidéos sexuellement explicites de toi. Parler de sexe avec toi comme il le ferait avec un·e autre adulte.
  • Violence émotionnelle ou psychologique : Un·e adulte fait ou dit des choses qui te font te sentir mal dans ta peau (surtout un parent ou un·e adulte qui prend soin de toi). Ce type de violence peut causer beaucoup de tort. Il se produit généralement plus d’une fois, il peut même se produire souvent. Par exemple, lorsque l’adulte : Te crie après, t’insulte, t’humilie ou te menace; Te rejette ou t’ignore à plusieurs reprises; T’accuse ou te blâme quand les choses tournent mal, alors que ce n’est pas ta faute; Est violent·e envers les personnes ou les animaux de compagnie que tu aimes. 
  • Violence sous forme de négligence : Un parent, un·e adulte qui prend soin de toi ou un·e autre adulte ne fait pas ce qu’il doit faire pour s’assurer que tu es en bonne santé, en sécurité et que tu vas bien.
  • Par exemple, lorsque l’adulte :
  • T’enferme dans une pièce ou un placard;
  • Ne prend pas soin de toi quand tu es malade;
  • Ne te laisse pas aller à l’école alors que tu devrais y être;
  • Ne te donne pas de nourriture ou de vêtements.

Parfois, les adultes font des choses ou prennent des décisions que tu n’aimes pas, mais ielss ne devraient jamais te faire du mal. Si tu penses que quelque chose cloche, fie-toi à ton instinct. 

Si ton père, ta mère, l’adulte qui prend soin de toi ou un·e autre adulte dans ta vie te maltraite, ce n’est pas acceptable. Iels peuvent te dire de ne pas en parler à personne, mais garder le secret ne t’aidera pas à te sentir plus en sécurité ou à te sentir mieux. Il peut être difficile d’en parler, mais en parler à quelqu’un est l’une des façons d’obtenir de l’aide et de mettre fin à la violence. Pour t’aider à réfléchir, tu peux en parler à un·e ami·e, un parent, un·e enseignant·e, le parent d’un·e ami·e ou un·e autre adulte de confiance. N’oublie pas qu’un·e adulte de confiance peut beaucoup t’aider, mais que si tu es en danger, iel a le devoir de signaler tout soupçon de violence ou de négligence. Si un·e adulte de confiance croit que tu es en danger — que tu as été maltraité·e, que tu vas être maltraité·e ou négligé·e — et si tu n’as pas d’adulte ou de tuteur·trice capable de te protéger, la loi de la Colombie-Britannique stipule qu’un·e adulte doit signaler la situation. 

​​​Tu peux en savoir plus sur la façon de signaler la violence envers les enfants. Il est important de savoir que si toi ou quelqu’un d’autre signale ce type de violence, tu devras peut-être répondre à des questions détaillées sur les actes de violence que tu as subis. 

Aider d’autres personnes 

Si une personne que tu connais est victime de mauvais traitements, il est important de l’aider. Écoute-la et rappelle-lui que ce n’est pas sa faute. Aide-la à trouver des ressources qui peuvent l’aider. Si la violence a lieu chez toi, il est important de penser à ta propre sécurité également. 

Si tu connais quelqu’un qui est victime de mauvais traitements, il y a des endroits où tu peux demander de l’aide. Tu peux en savoir plus sur la façon de signaler la violence envers les enfants ici. Il est important de savoir que, si tu signales ce type de violence, il est possible que l’enfant doive répondre à des questions détaillées sur les actes de violence qu’iel a subis. 

CONSEILS POUR T’AIDER SI TU ES VICTIME DE VIOLENCE OU DE MAUVAIS TRAITEMENTS 

Si tu es victime de violence ou de mauvais traitements, tu peux agir. Voici comment : 

Prête attention à ce que tu ressens. 

Renseigne-toi en lisant des descriptions sur les différents types de violence et de mauvais traitements. Remarque comment tu réagis. Comment tes réactions changent-elles ta façon de penser et de te sentir? Remarques-tu des changements dans tes comportements — comme dormir, manger, faire des activités, aller à l’école ou passer du temps avec ta famille ou tes ami·e s? Que remarques-tu par rapport à ton corps? Il n’y a pas qu’une seule façon de se sentir par rapport à la violence et aux mauvais traitements ou d’y réagir. Toutes tes réactions sont des réponses normales à une situation anormale. 

Pense aux petits gestes que tu peux faire pour te protéger. 

Tu n’es pas responsable de ce qui t’est arrivé, ni de ne pas l’avoir empêché. Nous faisons tous ce que nous pouvons pour nous protéger, même s’il ne s’agit que de survivre à ce qui se passe. Il peut être utile de remarquer ce qui te semble normal et ce qui ne l’est pas. Autrement dit, de comprendre quelles sont tes limites. Fie-toi à ton instinct. Mieux que quiconque, tu sais ce qui te donne le sentiment d’être en danger et ce dont tu as besoin pour être plus en sécurité. 

Demande de l’aide pour créer un plan de sécurité. 

Un plan de sécurité est une liste de mesures que tu peux prendre pour te protéger. Il est important de créer un plan de sécurité si tu es victime de violence dans une relation ou dans une relation, même si tu décides de rester avec ta ou ton partenaire. Si tu prévois de quitter ta ou ton partenaire, ne le lui dis pas. Cela pourrait te mettre en danger. Il est important d’obtenir de l’aide pour créer un plan de sécurité avant de partir. 

N’oublie pas que ce n’est pas ta faute. 

Si tu as été victime de violence ou de mauvais traitements, sache que ce n’est pas ta faute. Rien de ce que tu as dit ou fait (ou de ce que tu n’as pas dit ou pas fait) n’a pu mener quelqu’un à être violent à ton égard ou à te maltraiter. Malgré cela, il est très fréquent que les victimes se sentent en faute. Il y a bien des raisons pour lesquelles quelqu’un peut commettre des actes de violence ou maltraiter une autre personne, mais ce comportement est inexcusable. La seule personne responsable est celle qui t’a fait du mal. 

Parle à quelqu’un en qui tu as confiance. 

Il peut être utile de parler de ce que tu ressens avec une personne de confiance. Tu peux parler à un·e ami·e, à un·e adulte de confiance comme un·e membre de la famille ou un·e enseignant·e, ou à un·e conseiller·ère professionnel·le ou un·e travailleur·euse de soutien. 

Prends contact avec un travailleur de soutien. 

Si tu ne sais pas à qui parler de ce que tu vis, il peut être utile de parler à un·e travailleur·euse de soutien. Un·e travailleur·euse de soutien aux victimes peut t’aider à évaluer le risque que tu cours et t’aider à établir un plan de sécurité. Un·e travailleur·euse de soutien aux victimes d’agression sexuelle peut te donner un soutien spécifique par rapport à ce que tu vis. Pour trouver un·euse travailleur de soutien, communique avec VictimLinkBC

Fais des choses qui te réconfortent. 

Essaie de prendre soin de toi et de faire des activités qui te réconfortent, même s’il ne s’agit que d’une petite chose pour mieux te sentir. Tu pourrais écouter de la musique, jouer avec un animal de compagnie ou parler à un·e ami·e. Il pourrait te faire du bien de câliner un animal en peluche, de lire un livre ou de penser à des choses qui t’apportent du bonheur. Et si tu ne peux faire aucune de ces choses, ce n’est pas grave. Sache que tu en fais déjà assez en étant là et en survivant. 

Envie d’explorer et d’en apprendre davantage ?

Voici quelques options pour toi.

Ce contenu est une traduction de textes rédigés à l’origine par le BC Children’s Hospital pour le site Web foundrybc.ca.
Le contenu original peut être consulté sur foundrybc.ca.