les rapports sociaux et le bien-être

Dans cette section, tu apprendras comment avoir des relations saines, comment savoir si une relation ne fonctionne pas et ce que tu dois faire si tu te retrouves dans une situation difficile.

comment vivre sainement ?

Les dimensions physique, sociale et mentale de notre santé sont étroitement liées et s’influencent mutuellement. De modestes changements à notre mode de vie peuvent avoir un impact positif sur notre bien-être général.

La vie active

Nous savons que nous devrions être physiquement actif·ves, mais il n’est pas toujours facile de trouver le temps ou une activité qui nous plaît. Nous avons quelques suggestions pour te permettre d’être actif·ve au quotidien.

Les relations

Les relations fortes et saines contribuent à notre bien-être et sont importantes pour notre santé. Mais il est parfois difficile de gérer ses relations avec sa famille, ses ami·es ou une personne avec qui tu es en couple.

LES RAPPORTS SOCIAUX ET LE BIEN-ÊTRE

Nous nous sentons plus heureux et en meilleure santé lorsque nous avons des rapports sociaux avec nos ami·es, notre famille, notre école, notre communauté et nos camarades, et que nous avons leur soutien. Dans cette section, tu apprendras comment des relations saines ont un impact sur notre santé, et tu obtiendras des conseils pour rencontrer de nouvelles personnes et pour t’ouvrir aux personnes de ton entourage.

Nous nous sentons mieux si nous avons de bonnes relations, tant dans les bons moments que dans les moments difficiles. Ces rapports sociaux peuvent avoir lieu avec différentes personnes : des membres de la famille, des ami·es, des entraîneur·euses sportif·ves, les personnes avec qui nous sommes en couple, des équipes sportives, des personnes âgées, des groupes culturels, des clubs parascolaires, des collègues de travail, etc.

Avoir des relations solides et saines avec les autres a un impact positif sur notre santé.  Voici certains avantages des rapports sociaux :

  • Moins de stress
  • Le sentiment d’avoir un but
  • Moins de symptômes d’anxiété et de dépression
  • Plus d’empathie pour les autres
  • La confiance dans les autres
  • Une meilleure santé physique

Voici quelques idées pour entrer en contact avec les gens de ta communauté :

  • Essaye quelque chose de nouveau et présente-toi à un nouveau groupe de personnes.
  • Fais du bénévolat
  • Apprends à mieux connaître les personnes qui font déjà partie de ta vie.
  • Adopte un nouveau passe-temps ou deviens membre d’une nouvelle équipe ou d’un nouveau groupe.
  • Tourne-toi vers un·e adulte en qui tu as confiance.
  • Parle un peu plus de toi à l’école et dans les groupes dont tu fais déjà partie. Laisse les gens apprendre à te connaître!

Il est normal de se sentir nerveux·se à l’idée de rencontrer de nouvelles personnes et d’établir de nouveaux contacts.

LES AMI·E

Les ami·es sont là pour rire avec nous, pour passer du temps avec nous à faire des activités que nous aimons et pour nous soutenir lorsque nous traversons des difficultés. Ils sont là pour nous et, souvent, sont les premières personnes vers lesquelles nous nous tournons lorsque nous avons besoin de soutien. Dans cette section, tu découvriras ce qu’est une amitié saine, comment déterminer si une amitié n’est pas saine et la forme que peut prendre la pression des pairs.

Qu’est-ce qu’une amitié saine?

Il est important que nos amitiés soient sécuritaires et saines. Si nous avons des doutes sur les personnes dont nous nous entourons, il est bon de réfléchir aux qualités qui font un·e bon·ne ami·e.

Un·e bon·ne ami·e :

  • T’accepte comme tu es.
  • T’écoute.
  • Te montre qu’iel se soucie de toi.
  • Ne porte pas de jugement.
  • Te soutient dans les moments difficiles et rit avec toi dans les moments de plaisir.
  • Est honnête et ne veut pas te blesser.
  • Te respecte pour ce que tu es.
  • A des intérêts communs avec toi.
  • Te soutient lorsque tu essaies de nouvelles choses.
  • T’encourage et t’aide à avoir confiance en toi.
  • T’aide à réaliser tes erreurs.

Nous devrions rechercher tous ces points dans nos amitiés et nous efforcer de les incarner en tant qu’ami·es pour les autres. Il est important de penser à ces qualités et d’essayer de toujours donner le meilleur de nous-mêmes à ceux/celles qui nous entourent.

Que se passe-t-il lorsqu’une amitié ne semble pas saine?  

Si nos amitiés ne sont pas saines, cela peut produire des situations vraiment désastreuses. Il est important d’en remarquer les signes, afin de pouvoir avoir de l’aide. 

Un·e bon·ne ami·e

  • Ne nous juge pas. 
  • Ne se moque pas de nous à propos de sujets qui nous tiennent à cœur. 
  • Ne nous fait pas ressentir de l’anxiété et du stress. 
  • Ne nous empêche pas d’être nous-mêmes en sa présence. 
  • Ne nous force pas à faire des choses que nous ne voulons pas faire. 
  • Ne parle pas de nous dans notre dos. 
  • Ne nous dénigre pas et ne fait pas en sorte que nous nous sentions mal dans notre peau. 

Nous pouvons déterminer que nos amitiés ne sont pas saines à cause des sentiments qu’elles nous font ressentir. Si tu as l’impression que l’une de ces choses t’arrive, essaie d’établir des limites avec ton ami·e. Parle-lui de ce qui te blesse. Il est important qu’il/elle le sache.

Nous méritons tous d’avoir de bonnes personnes dans notre entourage. Si rien ne change, il est peut-être temps que cet·te ami·e ne fasse plus partie de ta vie. Lorsque tu mets fin à une amitié malsaine, explique honnêtement ce que tu ressens et que l’amitié ne te convient plus. Sois poli·e, gentil·le et calme. Ces conversations peuvent être très difficiles, surtout si tu connais cet·te ami·e depuis longtemps ou s’il s’agit de la personne la plus proche de toi. Même si cela peut t’aider à long terme parce que l’amitié nuisait à ton bien-être, il est normal de ressentir une perte. Il est également normal que ta famille ou d’autres ami·es te demandent ce qu’il est advenu de l’amitié ou pourquoi iels ne voient plus cet·te ami·e dans les parages. Il peut être difficile de savoir quoi dire dans ces situations, et cela peut aussi être un triste rappel.

Il est bon d’obtenir le soutien d’autres personnes lorsque tu dois faire face à la perte d’une amitié, même si c’est toi qui as pris la décision à cause des sentiments que cette amitié te faisait ressentir. Souviens-toi des raisons pour lesquelles tu as fait ce choix et prends soin de toi. Écrire à ce sujet peut également t’aider à exprimer ce que tu ressens et te fournira un aide-mémoire auquel revenir si tu en as besoin. C’est aussi le moment de retrouver d’ancien·nes ami·es, des personnes que tu souhaites mieux connaître ou de nouer de nouvelles relations saines, afin de ne pas te sentir seul·e.

Si tu as besoin d’aide pour avoir une telle conversation, parles-en à un·e adulte qui te soutient, à un·e intervenant·e en services de soutien par les pair·es, à un·e conseiller·ère ou à un·e ami·e.

LA FAMILLE

Comme les amitiés, les relations avec notre famille peuvent être à la fois encourageantes et amusantes, mais aussi parfois difficiles. Dans cette section, tu apprendras à gérer les relations avec les membres de ta famille, tu obtiendras des informations sur le divorce et la garde des enfants, et tu sauras comment obtenir de l’aide si tu n’es pas en sécurité à la maison. 

Gérer les relations avec les membres de ta famille 

Il est parfois difficile d’avoir une relation saine avec les membres de ta famille. Tu peux être en désaccord avec certains de leurs points de vue ou avec leurs attentes à ton égard. Mais cela n’est pas forcément une mauvaise chose. Tu peux tout de même avoir de très bonnes relations avec les membres de ta famille et vouloir les cultiver.

Voici quelques conseils pour gérer des relations saines avec les membres de ta famille :

Communique régulièrement : Informe les membres de ta famille de ce qui se passe dans ta vie et informe-toi de ce qui se passe dans la leur. Peu importe si tu vis dans la même ville ou à l’autre bout du monde — prends des nouvelles par téléphone, par texto, par appel vidéo (FaceTime, WhatsApp, Skype) ou par courriel. Parle des bonnes et des mauvaises choses qui se passent dans ta vie.

Fixe des limites : Il est formidable d’avoir les membres de sa famille dans sa vie, mais il est également important de fixer des limites. Pour avoir une relation saine, tu n’es pas obligé·e de les voir tous les jours ou même toutes les semaines. Fixe les limites dont tu as besoin et sache qu’elles ne font pas de toi un mauvais membre de la famille. Avant d’en faire trop, pense à ton propre bien-être et à tes besoins.

Tiens compte de vos différences : Si toi et les membres de ta famille n’êtes pas d’accord sur certaines choses, accepte ces différences. Essaye d’éviter ces sujets de conversation, surtout s’ils sont des sources de conflit. Si ces différences portent sur des sujets importants pour toi, réfléchis à la façon dont tu veux aller de l’avant et à ce dont tu as besoin pour ton bien-être.

Divorce et garde des enfants

Il arrive que les relations parentales ne fonctionnent pas, ce qui peut créer une situation difficile pour ta famille et toi. Le divorce des parents ou des tuteurs·trices peut créer des situations de vie difficiles. Tu peux avoir des sentiments de culpabilité et d’incertitude. Il est important de te rappeler que le divorce de tes parents ou de tes tuteurs·trices n’est jamais ta faute.

Voici quelques conseils pour t’aider à traverser cette période difficile :

  • Parle à ton réseau de soutien : Parle à tes ami·es ou à un·e adulte de confiance de ce que tu traverses et de ce que tu ressens. Juste en t’écoutant, tes ami·es peuvent t’apporter un soutien précieux. Si un·e ami·e vient te parler de quelque chose qui le/la tracasse, nous avons quelques conseils à te donner pour lui parler. Si tu n’es pas prêt·e à entendre des informations qui peuvent te bouleverser, souviens-toi de prendre d’abord soin de toi.
  • Consulte un·e conseiller·ère : Il est utile de consulter un·e conseiller·ère lorsque tu es aux prises avec tes pensées ou tes émotions. Iel peut t’aider à comprendre ce que tu es en train de ressentir et à faire face à ces sentiments.
  • Parle à tes parents ou à tes tuteurs·trices de ce que tu ressens : Peu importe comment tu te sens, tu devrais faire savoir à tes parents ce que tu traverses. Ce n’est pas parce qu’ils sont en train de se séparer qu’ils ne veulent pas savoir comment tu fais face à la situation.
  • Pose des questions sur l’avenir : N’aie pas peur de poser des questions sur ta situation de vie future ou sur toute autre question que tu te poses. Cela peut parfois être compliqué, mais il n’y a rien de mal à poser ces questions.
  • Ne prends pas parti : Tu peux avoir l’impression de devoir choisir un camp lorsque tes parents se séparent, mais ce n’est pas nécessaire. Tu peux les aimer tous les deux, sans t’impliquer.

Pour en savoir plus sur le divorce, la garde des enfants et différentes ressources, clique ici (en anglais).

Qu’est-ce que la violence familiale et comment obtenir de l’aide?

La violence à la maison n’est jamais acceptable et tu n’en es pas responsable. La violence peut être :

  • Physique ;
  • Sexuelle ;
  • Émotionnelle ;
  • Verbale.

Il existe des moyens d’obtenir de l’aide et de rester en sécurité. Des ressources comme Jeunesse, J’écoute et VictimLink (site en anglais qui offre de l’aide en 150 langues) peuvent t’aider.

SORTIR AVEC QUELQU’UN, ENVISAGER DE SORTIR AVEC QUELQU’UN ET ÊTRE CÉLIBATAIRE

Il est stimulant d’aller rencontrer quelqu’un et d’apprendre à connaître cette personne. Ces rencontres peuvent nous rendre heureux·euses, mais elles peuvent aussi être stressantes si elles ont lieu au mauvais moment ou avec la mauvaise personne. Dans cette section, tu apprendras ce à quoi il faut penser avant de commencer à avoir une relation amoureuse avec quelqu’un, ce qu’est une relation saine, comment faire face à une rupture et comment profiter des joies du célibat.

Avant de commencer à sortir avec quelqu’un, assure-toi d’être prêt·e à vivre une relation. Il y a des avantages à être dans une relation amoureuse, par exemple avoir une personne spéciale avec qui faire des activités. Mais les relations amoureuses peuvent représenter beaucoup de travail. Il est donc important d’être prêt·e.

Pour savoir si tu es prêt·e à sortir avec quelqu’un, pose-toi les questions suivantes :

  • Quelles sont mes raisons pour sortir avec quelqu’un? Est-ce que je m’intéresse à quelqu’un avec qui j’ai passé du temps? Est-ce que j’aime l’idée d’avoir un partenaire avec qui sortir? Ou est-ce que j’essaie de plaire à quelqu’un ou de l’impressionner? Si ta raison pour sortir avec quelqu’un n’est pas de bâtir une relation sérieuse, c’est peut-être le signe que ce n’est pas le bon moment.
  • Ai-je récemment mis fin à une relation amoureuse? Après la fin d’une relation amoureuse, il faut du temps pour passer à autre chose et être prêt·e à sortir à nouveau avec quelqu’un. Tu pourrais penser que le fait d’entamer immédiatement une nouvelle relation amoureuse pourrait faciliter cette transition, mais c’est généralement le contraire qui est vrai. Tu trouveras ci-dessous des signes indiquant qu’il est trop tôt pour entamer une nouvelle relation amoureuse.
  • Suis-je heureux·se d’être célibataire? Si tu n’es pas heureux·se d’être célibataire et que tu penses que tu le seras instantanément une fois que tu seras en couple, c’est peut-être le signe que tu n’es pas prêt·e pour une relation. Pour être prêt·e à vivre une relation, tu dois apprendre à être heureux·se tout·e seul·e.
  • Suis-je prêt·e à être là pour quelqu’un d’autre? Les relations amoureuses peuvent représenter beaucoup de travail. Tu devras être là pour quelqu’un d’autre dans les moments heureux comme dans les moments difficiles. Es-tu prêt·e à soutenir quelqu’un de cette façon?

Tes réponses à ces questions devraient te permettre de savoir si, en général, tu es prêt·e à sortir avec quelqu’un ou non. Il peut également être utile de poser ces mêmes questions à un·e ami de confiance ou à un·e adulte.

Signes indiquant qu’il est trop tôt pour entamer une nouvelle relation amoureuse

Il arrive souvent qu’on pense à commencer quelque chose de nouveau après la fin d’une relation. C’est logique, car nous voulons nous distraire des sentiments difficiles qui accompagnent les ruptures, mais ce n’est pas toujours ce qu’il y a de mieux pour nous.

Voici quelques signes indiquant qu’il est trop tôt pour entamer une nouvelle relation amoureuse juste après la fin d’une autre :

  • Je pense tout le temps à mon ex-partenaire et à notre relation.
  • Je compare les nouvelles personnes que je rencontre à mon ex-partenaire.
  • Je pense encore beaucoup à ma relation passée, à ce qui s’est passé et à ce qui a mal tourné.
  • Je ne me sens pas moi-même et je veux toujours me distraire de ces sentiments.
  • Je veux afficher des activités et des photos avec la nouvelle personne que j’ai rencontrée, dans l’espoir que mon ex-partenaire les voient.
  • Tout me rappelle mon ex-partenaire.
  • J’ai l’impression d’avoir besoin d’une relation en ce moment, et non d’en vouloir une.

Trouver la bonne personne 

Après avoir déterminé si tu es prêt·e pour une relation, il est important de te faire une idée de ce que tu recherches chez un·e partenaire.  Si tu sens que c’est le bon moment pour rencontrer quelqu’un, tu peux commencer par rédiger une liste des qualités que tu recherches.  Il est important de penser à des qualités qui ne sont pas uniquement liées à l’apparence d’une personne. Quels sont les traits de personnalité que tu apprécies chez les autres — Le sens de l’humour? La compassion? L’écoute attentive? Réfléchis également aux qualités des autres qui te donnent un sentiment de sécurité et de bonheur. 

Qu’est-ce qu’une relation saine?

Pour s’assurer que ta relation est saine, observe certains signes.

  • Vous vous respectez mutuellement. Cela peut prendre des formes très différentes selon les gens. Par exemple, respecter la culture ou la religion de l’autre, et ne pas lui imposer tes propres idées. Cela peut aussi signifier respecter l’espace d’une personne et donner du temps à ton/ta partenaire quand iell en a besoin. Il est important de vous fixer tous les deux vos propres limites, de vous les communiquer et de les respecter.
  • Vous vous faites confiance mutuellement. Il peut être très difficile de faire confiance à quelqu’un. Il faut parfois du temps pour s’ouvrir à quelqu’un d’autre. Si c’est la bonne personne pour toi, elle te comprendra et te soutiendra du mieux qu’elle le peut dans tes difficultés.
  • Vous pouvez parler de vos désaccords et en discuter de manière respectueuse l’un·e et l’autre. S’il y a quelque chose qui te dérange chez l’autre personne, ne le refoule pas! Assieds-toi avec cette personne, dis-lui ce qui te dérange et discute calmement des solutions possibles.
  • Vous vous acceptez mutuellement pour ce que vous êtes. Si tu es dans une relation amoureuse, tu dois accepter les bons et les mauvais côtés de l’autre. Tu ne devrais pas essayer de changer ton/ta partenaire. Par contre, cela ne veut pas dire que tu devrais t’empêcher de l’encourager à s’améliorer et à atteindre ses objectifs, ainsi qu’à réaliser ses projets de vie.
  • Vous êtes tous deux conscient·es des objectifs et des projets de vie de l’autre. Ton/ta partenaire et toi voulez probablement faire des choses à l’avenir ou cherchez à les réaliser maintenant. Vous êtes tous deux déterminé·es à vous soutenir mutuellement et à faire ce que vous pouvez pour tenir compte des projets de l’autre (dans la limite du raisonnable).
  • Vous êtes toujours indépendant·es. Il est bon de conserver vos propres horaires et activités en dehors de votre relation. Votre relation a plus de chances de se développer si vous conservez tous·tes deux votre propre identité et votre conscience de soi.
  • Vous prenez du temps l’un·e pour l’autre et faites des choses que vous aimez. La vie est bien remplie, et avoir une relation amoureuse peut ajouter une chose de plus à ton emploi du temps. Il est important d’accorder la priorité à ta relation amoureuse dans ton emploi du temps. Prends du temps pour la personne que tu aimes.

Si toi et ton/ta partenaire avez des difficultés avec l’un de ces points, ce n’est pas grave. Les relations évoluent et aucune n’est identique. L’important, c’est que vous soyez tous·tes deux prêts à essayer de développer une relation plus saine qui vous convient à tous·tes les deux.

Faire face aux ruptures

Parfois, les relations amoureuses prennent fin. Les ruptures peuvent être très difficiles et se produisent pour de nombreuses raisons différentes. Il est normal d’être bouleversé·e et de passer un moment difficile lorsqu’une relation prend fin.

Voici quelques moyens de prendre soin de toi lors d’une rupture :

  • Tourne-toi vers les personnes de ton entourage qui te soutiennent. Cela fait du bien de parler de ce que l’on ressent. Les ami·es et la famille peuvent être très utiles pour parler de ta rupture et aussi pour t’en distraire de manière saine. Il est également important de penser positivement et de ne pas te concentrer uniquement sur ton ex-partenaire.
  • Prends soin de toi. Fais des activités que tu aimes et qui te rendent heureux·se. Reste fidèle à tes habitudes, ainsi qu’à tes activités qui visent à prendre soin de ta santé. Reste occupé·e et fais-toi plaisir.
  • Vis ton bouleversement. Donne-toi de l’espace pour ressentir tes émotions. Les ruptures sont un processus qui prend du temps.
  • Prends le temps d’être seul·e. Après une rupture, il n’est pas urgent d’entamer une nouvelle relation. Il est important d’être célibataire et de te sentir bien sans être dans une relation amoureuse. Il vaut la peine de prendre le temps de redécouvrir qui tu es en dehors d’une relation.

Signaux d’alertes dans les fréquentations ou les relations amoureuses

Lorsque tu sors ou es dans une relation amoureuse avec une autre personne, tu dois surveiller certains signaux d’alerte. Voici des exemples de signaux d’alerte indicatifs d’une relation malsaine. Ils ne sont jamais acceptables.

  • La violence physique : Toute violence physique envers un·e partenaire est illégale et n’est jamais acceptable. Voici des exemples de violence physique : coups de poing, coups de pied, morsures, bousculades et poussées, tentatives d’étranglement, gifles, empoignements, menaces avec une arme, objets lancés, placages contre le mur, etc.
  • L’activité sexuelle non désirée : Tu ne dois jamais être forcé·e à avoir une activité sexuelle. Le consentement et le respect sont les clés d’une activité sexuelle et de relations sûres.
  • Violence émotionnelle ou verbale : Il ne faut jamais tolérer un commentaire ou de l’intimidation qui vise à te blesser. Le détournement cognitif (gaslighting en anglais) ou décervelage désigne une manipulation mentale d’une autre personne qui vise à te faire douter de ta réalité. Une personne qui fait du détournement cognitif peut mentir ou nier avoir dit quelque chose que tu es sûr·e qu’elle l’a bel et bien dite. Avec le temps, un « détourneur cognitif » peut t’épuiser et te faire accepter ce qu’iliel a dit, même si c’est faux.
  • La manipulation et l’isolement : Ton/ta partenaire te fait sentir coupable de passer du temps avec d’autres personnes ou essaie de mettre de la distance entre toi et les membres de ta famille ou tes ami·es.

Tu peux en savoir plus sur la violence ici (en anglais).

Si tu es victime de violence physique, d’activité sexuelle non désirée, de violence émotionnelle ou verbale, tu peux te tourner vers plusieurs ressources (en anglais). Elles peuvent te fournir des informations et t’aider à trouver des services de soutien.

Si tu es victime de violence physique, d’activité sexuelle non désirée, de violence psychologique ou d’abus verbal, communique avec VictimLink (site en anglais qui offre de l’aide en 150 langues) (1-800-563-0808). Elles peuvent te fournir des informations et t’aider à trouver des services de soutien.

La sécurité des rencontres en ligne

Les rencontres en ligne sont un excellent moyen de faire de nouvelles connaissances. Tu peux communiquer avec des personnes que tu n’aurais peut-être pas rencontrées autrement et établir des relations avec elles. Mais il est important d’assurer ta sécurité lorsque tu utilises des applications de rencontre ou les médias sociaux.

Voici quelques points à garder à l’esprit :

  • Assure-toi d’avoir un plan pour le moment où tu rencontreras en présentiel une personne que tu as d’abord rencontrée en ligne. Rencontre-la en public, pour qu’il y ait d’autres personnes autour. Mentionne à une personne de confiance l’endroit où tu te rends et le moment où tu y vas. Assure-toi de pouvoir contacter une personne de confiance au cas où tu aurais besoin d’aide. Pour plus d’idées et de pistes de réflexion, clique ici (en anglais).
  • Ne donne pas tes renseignements personnels en ligne. Veille à ne pas partager ton adresse, ton identité et tes renseignements bancaires. Cela veut dire de ne pas associer tes comptes de médias sociaux à des profils de rencontres en ligne.
  • Signale et bloque. Ta sécurité est ce qui importe le plus et tout ce qui te donne le sentiment d’être en danger ou te rend mal à l’aise est inacceptable. Pour signaler toute personne avec laquelle tu parles sur les médias sociaux ou toute autre plateforme, commence par faire une capture d’écran des messages. Ensuite, tu peux la bloquer pour qu’elle ne t’envoie plus de messages.

Sois conscient·e de l’exploitation, du sextage et du consentement avec les rencontres en ligne. Pour en savoir plus, tu peux lire cet article sur le sextage.

Toujours pour en savoir plus, consulte cet article sur la sécurité en ligne.

Être célibataire

C’est bien d’être célibataire. Cela peut même être vraiment génial! Les films, les médias et le quotidien transmettent souvent l’image du bonheur en couple comme si c’était la seule façon d’être, mais ce n’est pas vrai. Le bonheur ne dépend pas du fait d’avoir un·e partenaire et le fait d’avoir un·e partenaire ne définit pas notre « valeur » en tant que personne. Passe du temps avec tes ami·es et fais ce que tu aimes. Ces relations sont tout aussi importantes que les relations amoureuses. Si tu es célibataire, profites-en pour être indépendant·e et génial·e! 

CONSEILS POUR FAIRE FACE À LA PRESSION DES PAIR·ES

La pression des pairs, c’est quand une personne ou un groupe de personnes essaie de te faire faire quelque chose que tu ne veux pas faire. Il est parfois difficile de l’éviter. Pour obtenir des conseils sur la façon de faire face à la pression des pairs, lis cette section.

Faire face à la pression des pair·es 

On parle de pression des pairs lorsqu’une personne ou un groupe de personnes essaie de te faire faire quelque chose que tu ne veux pas faire. Cette pression peut venir de la part d’ami·es, de camarades de classe et même de personnes que nous ne connaissons pas vraiment. Parfois, ce qu’iels font n’est pas évident. En général, tu te sens poussé·e à participer parce que « tout le monde le fait ». Les formes de pression exercées par les pairs ne sont pas toutes mauvaises. Parfois, ils veulent simplement que tu essaies une activité amusante et sans danger. Mais certaines situations peuvent être dangereuses, par exemple lorsqu’iels te poussent à t’en prendre à quelqu’un d’autre ou à participer à une activité dangereuse. Parfois, les gens pensent que s’ils participent à une activité, ils deviendront plus populaires ou se feront de nouveaux·elles ami·es, parce que c’est ce que les autres leur disent. Souvent, ce n’est pas ce qui se passe. La plupart des gens qui font quelque chose qu’ils ne voulaient pas faire ont souvent l’impression de l’avoir fait contre leurs convictions et n’aiment pas l’avoir fait. De plus, le résultat n’est généralement pas ce qu’on leur avait promis ni celui auquel ils s’attendaient. 

Il est parfois difficile d’éviter la pression des pair·es. Voici quelques conseils :

  • Dis « Non », et ensuite fais une déclaration très explicite. Par exemple, si quelqu’un te demande de conduire alors que tu as bu de l’alcool, dis quelque chose comme : « Non, j’aime avoir mon permis de conduire et je ne veux pas risquer ma vie ou celle des autres personnes sur la route ».
  • Éloigne-toi de la situation. Si la pression des pairs ne prend pas fin, la meilleure solution peut être de t’éloigner de la situation. Par exemple, tu es à une fête où les gens essaient constamment de te faire boire ou de prendre de la droguer. Le mieux est peut-être de passer du temps avec un autre groupe ou de quitter la fête.
  • Entoure-toi d’amis qui te soutiennent. Lorsque tu subis la pression de tes pairs, tes ami·es devraient te soutenir dans ta décision de refuser de faire quelque chose. Et tu devrais aussi soutenir tes ami·es s’ils ne veulent pas faire quelque chose.
  • Confronte les gens quand tu ressens de la pression de leur part. Par exemple, si quelqu’un te pousse à manquer des cours, tu peux dire : « Tu me pousses à faire quelque chose que je ne veux pas faire. Je n’aime pas ça et je veux que tu arrêtes ». Généralement, les personnes qui exercent de la pression sur les autres s’arrêtent lorsqu’on leur signale ce qu’elles font. Comme il peut être gênant de faire cela devant les autres, tu peux prendre la personne à part pour lui parler en privé.
  • Réfléchis à ce qui pourrait se passer si tu cédais à la pression des autres. Si tu te sens poussé·e à faire quelque chose, pense à ce qui pourrait se passer si tu le fais. Ne tiens pas compte de ce que les autres te disent par rapport aux conséquences. Si tu penses que l’activité risque d’avoir des conséquences négatives, alors tu sais que tu dois l’éviter.
LES RELATIONS SEXUELLES ET LA COVID-19 

Le bien-être sexuel est une partie très importante de notre santé physique, mentale et émotionnelle, mais on n’en parle pas toujours. Pour en savoir plus sur des sujets comme les rapports sexuels protégés, le consentement et l’orientation sexuelle, consulte cette section. Tu y trouveras également des conseils et des outils pour t’aider à avoir des relations sexuelles saines.

Les relations sexuelles et la COVID-19 

En ce moment, il est important que tout le monde respecte la distanciation physique et limite les contacts physiques avec les autres, pour aider à ralentir la propagation de la COVID-19. Mais qu’est-ce que cela signifie pour les relations sexuelles? Pour plus d’informations sur la santé sexuelle pendant la COVID-19, lis ce qui suit.

En ce moment, la propagation de la COVID-19 affecte nos vies, et cela inclut nos relations avec nos partenaires. Les marques d’affection physique et la proximité peuvent jouer un rôle important dans les relations amoureuses, mais la distance physique est importante pour ralentir la propagation de la COVID-19. Si tu as des doutes sur la sécurité de tes rapports sexuels, il est utile de comprendre comment la COVID-19 se propage.

La COVID-19 se propage par contact direct avec la salive, le mucus ou les excréments d’une personne. Tu peux l’attraper en entrant en contact physique étroit avec une personne malade. Elle se propage aussi quand une personne atteinte du virus tousse ou éternue, ou pendant les baisers. Elle peut également se transmettre en touchant une surface sur laquelle se trouve le virus, puis en se touchant le visage, la bouche, les yeux ou le nez par la suite. Même une personne qui ne présente aucun symptôme peut être porteuse de la COVID-19 et la transmettre. 

Comme la COVID-19 peut se propager très facilement, elle peut affecter ta façon de fréquenter ton/ta partenaire et de lui témoigner ton affection. 

Peut-on attraper la COVID-19 par voie sexuelle? 

La COVID-19 n’est pas une maladie sexuellement transmissible, mais tu peux l’attraper si tu entres en contact physique étroit avec une personne malade. C’est pourquoi la distanciation physique pendant cette période est très importante. La COVID-19 se transmet par la salive ou le mucus, donc un contact avec la salive — comme un baiser — peut transmettre la COVID-19 

Puis-je avoir des relations sexuelles sans danger pendant la COVID-19? 

Si tu te sens bien et que tu n’as pas de symptômes de COVID-19, tu peux quand même avoir des relations sexuelles. Si tu es malade, évite les relations sexuelles. 

Tu es ton/ta partenaire sexuel·le le plus sûr. Te masturber seul·e (sexe en solo) ne propagera pas la COVID-19. 

Ensuite, les partenaires sexuel·les les plus sûrs sont ceux qui vivent déjà avec toi. Mais si l’un·e d’entre vous présente des symptômes de la COVID-19, tu dois t’en distancer physiquement et t’auto-isoler, même si vous vivez sous le même toit. 

Pour le moment, il est recommandé de limiter les partenaires sexuel·les qui ne font pas partie de ta bulle sociale actuelle. Limite ton activité sexuelle au plus petit nombre de personnes possible et évite d’avoir des partenaires en dehors des personnes que tu fréquentes régulièrement. 

Pendant les relations sexuelles, utilise des barrières comme les condoms et les digues dentaires pour éviter tout contact avec la salive et les excréments qui pourraient être porteurs de COVID-19. Les digues dentaires sont des feuilles de latex qu’on utilise lors de relations sexuelles orales afin d’éviter tout contact susceptible de favoriser la transmission de maladies. Il est également important de se laver les mains à l’eau et au savon pendant au moins 20 secondes avant et après les relations sexuelles.  

Pour plus d’informations sur le bien-être sexuel, consulte notre page à ce sujet ici. N’oublie pas de toujours demander le consentement de ton/ta partenaire avant d’avoir des relations sexuelles, même si vous en avez déjà eu auparavant, si vous êtes en couple, si vous vivez ensemble ou si vous êtes marié·es. Si, pour une raison quelconque, ton/ta partenaire ne veut pas avoir de relations sexuelles, par exemple si la COVID-19 l’inquiète, il est important de respecter sa décision. 

Puis-je commencer à sortir avec quelqu’un d’autre?

À l’heure actuelle, ce n’est peut-être pas le meilleur moment pour rencontrer de nouvelles personnes en présentiel. Une personne ne présentant aucun symptôme pourrait être porteuse de la COVID-19 et la propager. Au lieu de rencontrer quelqu’un en présentiel, tu peux organiser des rendez-vous vidéo, des appels téléphoniques ou te connecter sur les médias sociaux avec une personne qui t’intéresse.

J’ai embrassé une autre personne et, maintenant, elle commence à développer les symptômes de la COVID-19. Que dois-je faire?

Si tu as embrassé ou été en contact avec une personne qui, selon toi, a développé la COVID-19, veille à t’isoler.

Prends des notes sur la façon dont tu te sens. Si tu présentes des symptômes, sois très prudent·e. Pour t’aider à déterminer si tu as besoin de tests supplémentaires, consulte l’outil d’autoévaluation de la C.-B. en ligne. Tu peux également appeler le 8-1-1 à tout moment pour parler à un·e infirmier·ère de HealthLinkBC et avoir des conseils sur ce que tu ressens et ce que tu dois faire ensuite. 

Où puis-je trouver de l’aide en matière de santé sexuelle?

Options for Sexual Health aide à fournir des services de santé sexuelle dans toute la C.-B. et continue de le faire pendant la COVID-19. La liste de ses cliniques en C.-B. se trouve ici. Options offre maintenant des visites de santé sexuelle par télémédecine pour les personnes des communautés touchées par les fermetures de la COVID-19 et qui n’ont pas accès à des services de santé sexuelle.

Pour prendre rendez-vous, appelle la ligne des réservations (vallée du bas Fraser, la ligne locale 604-731-4252, par interurbain gratuit à 1-800-739-7367).

Disponible dans toute la C.-B., Sex Sense est un service gratuit, pro-choix, positif sur le plan sexuel et confidentiel. Pour obtenir des informations et des ressources sur la sexualité et la santé sexuelle, tu peux entrer en contact avec des infirmier·ères autorisées, des conseiller·ères et des éducateur·trices sexuel·les. Iels sont disponibles du lundi au vendredi, de 9 h à 21 h, par téléphone et par courriel. Téléphone : 1-800-739-7367 (toute la C.-B.) ou 604-731-7803 (vallée du bas Fraser). Tu peux communiquer avec SexSense en utilisant le formulaire de courrier électronique ici.

SEXUALITÉ 101

Que tu aies déjà des relations sexuelles ou que tu envisages d’en avoir pour la première fois, tu as probablement beaucoup de questions sur le bien-être sexuel. Pour trouver des réponses et des endroits où tu pourrais obtenir plus d’informations, consulte cette section.

Si tu as déjà des relations sexuelles ou que tu envisages d’en avoir pour la première fois, tu as probablement beaucoup de questions sur le bien-être sexuel. Certaines peuvent te sembler gênantes à poser. Tu pourrais aussi ne pas savoir où trouver des réponses. Pour trouver des réponses et des endroits où tu pourrais obtenir plus d’informations, consulte cette section.

Le bien-être sexuel ne consiste pas seulement à prévenir les infections sexuellement transmissibles (IST) et les grossesses non désirées.  Comprendre ta sexualité et pratiquer la sécurité sexuelle en font aussi partie.

Il n’est pas toujours facile de parler de sexualité, surtout parce que nos opinions et nos expériences en la matière peuvent être compliquées. Des éléments comme l’éducation familiale, les croyances religieuses et les groupes de pairs peuvent influencer nos valeurs et nos attitudes par rapport au sexe. De plus, beaucoup d’entre nous n’ont pas beaucoup d’expérience pour parler de sexe et de sexualité avec notre famille, nos ami·es ou même à l’école.

Le point le plus important à retenir est que chaque personne est différente. Ce qui convient à une autre personne peut ne pas te convenir. Si tu envisages de devenir sexuellement actif·ve, demande-toi si c’est ce que tu veux.  Ou te sens-tu obligé·e d’avoir des relations sexuelles?

Les informations présentées dans cette section t’aideront à faire des choix sûrs et respectueux de tous.

LE SEXE, GENRE ET L’ORIENTATION SEXUELLE 

Il est important de comprendre ta propre orientation sexuelle et ton identité de genre et d’accepter celles des autres. 

Le genre et l’orientation sexuelle peuvent être des sujets compliqués, surtout si tu te sens différent·e de tes camarades ou si tu ne corresponds pas à certaines catégories ou étiquettes. 

Heureusement, de nos jours, les gens sont plus conscients que nous sommes tous·tes uniques et qu’il existe de nombreuses façons d’exprimer sa sexualité et son genre. Nos droits d’exprimer notre genre et notre orientation sexuelle sont maintenant protégés par la loi au Canada. 

La différence entre le sexe, la sexualité et le genre peut prêter à confusion. Malgré ce qu’en pensent parfois les gens, les trois ne sont pas toujours liés les uns aux autres. Par exemple, une personne qui se considère comme hétérosexuelle peut aussi s’identifier comme non binaire. La licorne du genre peut aider à expliquer les différences entre ces catégories. En général, l’identité de genre est ce qu’une personne ressent à l’intérieur, et l’expression de genre est la façon dont elle la transmet aux autres. L’orientation sexuelle décrit les personnes par lesquelles une personne est attirée. Chacune de ces catégories est différente du sexe d’une personne, qui est attribué en fonction de caractéristiques physiques comme les organes génitaux et les chromosomes. 

Il est également important de savoir que chacune de ces catégories a un éventail. Par exemple, de nombreuses personnes ne s’identifient ni comme hétérosexuelles ni comme homosexuelles, mais quelque part entre les deux. 

Il peut être difficile pour toi d’explorer le genre et la sexualité en raison de ton éducation, de tes croyances religieuses, de ta communauté ou de ton groupe social. Tu peux demander l’aide d’un·e adulte de confiance ou d’une organisation de soutien, comme Qmunity, si tu : 

  • n’es pas trop sûr·e de ce que tu ressens; 
  • es victime d’intimidation de la part d’autres personnes; 
  • veux aider un·e ami·e qui a des difficultés. 

Si tu es ou penses être transgenre et as besoin de services ou de soutien, visite le site de Trans Care BC

N’oublie pas qu’il n’y a pas qu’une seule « bonne » façon de s’identifier.  Chaque personne est différente, et s’accepter soi-même et les autres pour ce qu’ils sont est un élément important du bien-être sexuel et mental. Le mouvement des personnes LGBTQIA et bispirituelles est en pleine croissance, et il existe de nombreux endroits où chercher du soutien ou entrer en contact avec d’autres personnes de la communauté. 

Conseil : Deviens membre d’une alliance de genre et de sexualité (AGS) dans ton école ou dans ta communauté (quelle que soit ton identité!). En plus d’être bénéfiques pour les personnes qui s’identifient comme 2ELGBTQI+ ou bispirituelles, les AGS contribuent à créer un environnement qui accepte tout le monde et qui est sûr pour tous·tes. 

LES RELATIONS SEXUELLES PROTÉGÉES 

Les relations sexuelles protégées sont un élément important de ta santé physique générale et peuvent renforcer tes relations avec ton/ta/tes partenaires sexuel·les. 

Les infections transmissibles sexuellement et par le sang

Si tu décides de devenir sexuellement actif·ve, il est important de te renseigner sur les infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) . Les ITSS sont courantes. Beaucoup d’entre elles ne provoquent pas de symptômes visibles, de sorte qu’une personne peut ne pas se rendre compte qu’elle est atteinte d’une ITSS. 

Voici quelques ITSS courantes dont tu dois être conscient·e : 

  • la chlamydia; 
  • l’herpès; 
  • la gonorrhée; 
  • le VPH (virus du papillome humain); 
  • la syphilis; 
  • le VIH; 
  • la trichomonase; 
  • les poux du pubis (morpions). 

La seule façon de savoir si tu as une ITSS est de passer un test. La plupart des ITSS sont traitables, et il est très important de commencer le traitement dès que possible. Certaines ITSS (comme l’herpès et le VIH) ne peuvent être guéries, mais il existe des moyens de les gérer avec l’aide d’un·e professionnel·le de la santé. Pour en savoir plus sur les ITSS, visite le site Web Smart Sex Resource. 

Les tests de dépistage des ITSS 

Si tu as des relations sexuelles, peu importe de quel type, pense à passer un test de dépistage. N’attends pas de présenter les symptômes, car il arrive souvent que les gens ne ressentent aucun symptôme. Les tests de dépistage des ITSS sont rapides, gratuits et confidentiels. On ne te demandera pas de pièce d’identité et tes parents ne seront pas contactés. Pour trouver une clinique près de chez toi, visite la page de localisation des cliniques de SmartSex Resource. 

De nombreuses personnes ne présentent pas de symptômes, mais certaines en présentent. Il peut s’agir de démangeaisons, de brûlures, d’éruptions cutanées, de douleurs ou d’écoulements. Si tu présentes l’un de ces symptômes, assure-toi de passer un test de dépistage des ITSS. 

La prévention 

Il existe de nombreuses façons de vous protéger, toi et ton/ta/tes partenaires sexuel·les, contre les IST. L’une des plus importantes est d’apprendre à parler de santé sexuelle avec ton/ta/tes partenaires. Ces conversations peuvent sembler gênantes au début, mais elles peuvent souvent contribuer à renforcer ta confiance et ta relation avec ton/ta/tes partenaires. 

Voici des conseils pour avoir ces conversations : 

  • Veille à ce que vous puissiez vous parler en privé, mais pas à un moment où vous en êtes déjà au stade des relations sexuelles. 
  • Considère la conversation comme une simple discussion sur votre santé. Ce n’est pas un interrogatoire. 
  • Évite de porter des jugements sur le passé de ton/ta partenaire. 
  • Dis à ton/ta partenaire que tu respectes sa vie privée et que tu t’attends à ce qu’ iel respecte la tienne. 

Pour en savoir plus sur la façon de parler de sexualité avec ton/ta partenaire, clique ici

Une autre façon de prévenir les ITSS est d’utiliser des barrières comme les condoms. Même si les condoms ne te protègent pas contre toutes les ITSS à 100 %, ils peuvent être très efficaces s’ils sont utilisés correctement. Les autres méthodes de régulation des naissances, comme la pilule contraceptive, ne protègent pas contre les ITSS. Il est donc important d’utiliser des condoms, même s’il n’y a pas de risque de grossesse.

Il est vraiment important d’utiliser des condoms chaque fois et de les utiliser correctement.

Les vaccinations (comme les vaccins contre le VPH) sont d’autres moyens de prévenir les ITSS. Si tu crains de contracter une ITSS, pense aux types de relations sexuelles qui présentent un risque de transmission plus faible. Il est important de connaître les risques liés à certains types d’activité sexuelle. Tu peux en savoir plus ici.

Tu peux éviter ou gérer les ITSS grâce à une bonne communication, une protection et des tests réguliers.

Conseil : Assure-toi de parler de santé sexuelle et de dépistage des IST avec tout nouveau·elle partenaire. Suggère d’aller passer les tests ensemble. Cela montre que tu penses à ta propre santé sexuelle et que l’idée n’est pas de ne pas lui faire confiance. De plus, le fait d’y aller avec ton/ta partenaire peut également rendre l’expérience moins intimidante. Tu peux trouver une clinique de santé sexuelle près de chez toi ici.

Conseil : Si tu as des questions sur la santé sexuelle, appelle ou envoie un courriel à des ressources comme SexSense. 

Sex Sense est un service gratuit et confidentiel de ressources et d’orientation en matière de santé sexuelle, disponible du lundi au vendredi de 9 h à 21 h (HNP), au 1-800-739-7367 (dans toute la C.-B.) ou au 604-731-7803 (vallée du bas Fraser). Tu peux également soumettre tes questions par courriel.

Tu peux également trouver l’emplacement de cliniques de santé sexuelle ici (localisateur de cliniques d’Options for Sexual Health) et ici (Smart Sex Resource).

Note que, avec l’épidémie de COVID-19, il y a quelques changements dans les services. Pour voir ce qu’Options for Sexual Health offre en ce moment, consulte cette page.

LA CONTRACEPTION 

Pour aider à éviter une grossesse non planifiée, il existe de nombreuses méthodes de contraception. Dans cette section, tu peux te renseigner sur tes options en matière de contraception et savoir où te procurer la méthode que tu retiendras. 

Pour de nombreux jeunes, il est important d’éviter une grossesse non planifiée. Il existe de nombreuses options de régulation des naissances (ce qu’on appelle également contraception). Certaines sont plus efficaces que d’autres et certaines ont des effets secondaires. Certaines coûtent moins cher et d’autres sont plus faciles à utiliser. Il est important de penser à ce qui est important pour toi lorsque tu décides de l’option qui te convient le mieux. Par exemple, si tu fumes beaucoup de tabac, tu pourrais retenir une méthode non hormonale comme les condoms. Si tu as des relations sexuelles fréquentes et que l’aspect pratique est important, tu peux choisir un stérilet. 

D’autres facteurs médicaux peuvent influer sur ton choix de contraception. Parle des options qui te conviennent le mieux à un·e médecin ou à un·e infirmier·ère. 

Il est important de comprendre comment et quand on peut tomber enceinte, afin de pouvoir te protéger. Un mythe courant soutient que tu ne peux pas tomber enceinte si tu as des relations sexuelles pendant tes règles. Mais ce n’est pas vrai.  Il est possible de tomber enceinte pendant ses règles. Tu peux en savoir plus sur la fertilité et la grossesse sur le site Web d’Options for Sexual Health.

Si cela est possible, parle de la contraception avec ton/ta/tes partenaires avant de décider d’avoir des relations sexuelles. Ensuite, lorsque tu as des relations sexuelles, utilise toujours une méthode de contraception. Tu peux même parler de la contraception lorsque vous discuterez des ITSS.

N’oublie pas que la prévention d’une grossesse n’est pas seulement la responsabilité de celle qui peut tomber enceinte. Pour prévenir les grossesses, tous·tes les partenaires ont un rôle à jouer.

Si tu t’inquiètes au sujet d’une grossesse non planifiée, sache qu’il existe des méthodes d’urgence. Il s’agit notamment du contraceptif oral d’urgence (la pilule du lendemain) ou d’un stérilet d’urgence. Tu peux en apprendre plus sur la contraception d’urgence ici.

Si tu tombes enceinte, tourne-toi vers une personne fiable et impartiale pour te soutenir. Certaines organisations peuvent sembler impartiales et solidaires, mais elles ont un programme politique et peuvent essayer d’influencer ta décision. Tu peux trouver des informations fiables, de l’aide et des services d’avortement à Options for Sexual Health.

Conseil : Planifie ce que tu feras pour la contraception avant de te retrouver dans une situation qui pourrait mener à une relation sexuelle, parce qu’il peut être difficile de s’arrêter ou de ralentir. Il sera plus facile de respecter ce que vous aurez prévu, si tu es préparé·e et si tu en as déjà parlé.

LA SÉCURITÉ SEXUELLE 

Le consentement et le respect sont les clés d’une activité sexuelle et de relations sexuelles sûres. Pour en savoir plus sur le consentement et la violence sexuelle, consulte cette section. 

Le consentement 

Le consentement est un sujet très important de nos jours. C’est devenu un sujet de conversation populaire (et parfois complexe) pour les jeunes et les adultes. 

Dans notre cas, le consentement signifie que les deux partenaires sont d’accord pour avoir une activité sexuelle, qu’il s’agisse d’un simple baiser ou d’un attouchement, d’une relation sexuelle complète ou incomplète. Pour que les relations sexuelles soient amusantes, saines, légales et respectueuses, le consentement est essentiel.

Si tu t’engages dans une activité sexuelle avec une autre personne, son consentement doit être clair. Elle doit te dire qu’elle est d’accord avec ce qui se passe. Mais il est également important de prêter attention aux signaux non verbaux. Il est parfois difficile de dire non, même si c’est ce qu’on veut, alors prête attention au ton et au langage corporel de ton/ta partenaire. Par exemple, si iel est mal à l’aise, iel peut sembler songeur·euse ou ne pas réagir physiquement. 

Il peut être utile de discuter à l’avance avec ton/ta partenaire de ce qui vous convient à tous·tes les deux. Mais n’oublie pas que cela peut changer. Il vaut la peine de penser au consentement comme à un « oui! » enthousiaste et permanent à tout ce que tu fais avec ton/ta partenaire. 

Voici d’autres points importants à retenir :

  • Le consentement peut être retiré. Une personne peut changer d’avis à tout moment, même à propos de ce à quoi elle a déjà consenti.
  • La drogue et l’alcool peuvent nuire à la capacité d’une personne à donner son consentement.
  • Au Canada, l’âge légal du consentement à une activité sexuelle est de 16 ans. Dans certains cas, l’âge de consentement est plus élevé, selon ta relation avec ton/ta/tes partenaires et son/leur âge. Tu peux trouver plus d’informations sur le site Web du ministère de la Justice du Canada.
  • Le consentement est nécessaire pour le partage de photos à caractère sexuel (comme le sextage). Il est illégal de partager ces types de photos sans consentement.

La violence sexuelle

La violence sexuelle est un acte sexuel commis sur une personne sans son libre consentement. Elle comprend des exemples clairs d’agression sexuelle, comme le viol, mais aussi des choses comme l’envoi de photos sexuelles non désirées ou le partage de photos sans autorisation. Des comportements courants, comme l’utilisation d’un langage sexiste ou les blagues sur le viol, peuvent contribuer à des types de violence sexuelle plus graves.

Toute personne peut être victime de violence ou d’agression sexuelle, quels que soient son genre et son orientation sexuelle. Il est important de comprendre les nombreuses facettes de la violence sexuelle et de savoir qu’aucun de ces comportements n’est acceptable. Ce n’est jamais la faute de la victime.

Tu peux en savoir plus sur la violence sexuelle et le consentement ici.

Si tu as été victime d’une agression sexuelle, ces organisations peuvent t’apporter un soutien médical et émotionnel : 

  • Victim Link BC (le site est en anglais, mais tu peux obtenir de l’aide en 15 langues) 

Si tu connais une personne qui a subi de la violence sexuelle, tu peux apprendre comment la soutenir ici

Pour pratiquer le consentement et s’opposer à la violence sexuelle, il faut avoir confiance en soi et se respecter soi-même. Si ce sont là des choses avec lesquelles tu as de la difficulté, il peut être utile de demander de l’aide. Tu peux en savoir plus sur l’estime de soi ici. 

Conseil : Vérifie auprès de ton/ta partenaire de temps en temps, surtout si vos relations sexuelles s’intensifient. Demande-lui  si iel est à l’aise ou  si iel veut essayer quelque chose de nouveau. Il Iel se sentira ainsi en sécurité et tu sauras si iel prend toujours plaisir à vos activités sexuelles. 

Conseil : Réfléchis aux façons dont les victimes de violence sexuelle sont souvent blâmées (parfois à cause des vêtements qu’elles portent, de l’endroit où elles sont allées ou de ce qu’elles ont fait dans le passé). Réfute ces idées et sache que c’est la personne qui a commis l’acte de violence sexuelle, et non la victime, dont le comportement doit être remis en question. 

Conseil : Si tu t’inquiètes de la violence sexuelle par rapport à une situation particulière, prévois un système de compagnonnage, où tu veilles sur un·e ami· et celui/celle-ci veille sur toi. Si tu es témoin d’une situation qui pourrait être menaçante, interviens (à condition de pouvoir agir en toute sécurité). 

Envie d’explorer et d’en apprendre davantage ?

Voici quelques options pour toi.

Ce contenu est une traduction de textes rédigés à l’origine par le BC Children’s Hospital pour le site Web foundrybc.ca.
Le contenu original peut être consulté sur foundrybc.ca.