IMAGE CORPORELLE, ALIMENTATION PERTURBÉE ET TROUBLES DE L’ALIMENTATION 

quel est le lien entre  image corporelle, alimentation perturbée et troubles de l’alimentation ?

L’image corporelle, l’alimentation désordonnée et les troubles de l’alimentation se situent sur un continuum. Lorsqu’on grandit, un grand nombre de facteurs peuvent influer sur la façon dont on perçoit son corps et sur les sentiments qu’on éprouve à son égard. Pour certaines personnes, l’image corporelle, l’alimentation et l’exercice suscitent des émotions, des pensées et des comportements pénibles. Dans cette section, tu trouveras de l’information, de l’aide et des ressources pour t’aider à mieux vivre avec ton corps, peu importe où tu en es dans ton cheminement. 

L’IMAGE CORPORELLE 

L’image corporelle, c’est l’opinion que tu as de ton corps, les sentiments que tu éprouves à son égard, la perception que tu en as et les jugements que tu portes sur lui. Quelle opinion as-tu de toi-même à cause de ton apparence corporelle? Notre opinion et notre attitude à l’égard de notre silhouette, de notre poids et de notre taille peuvent influer sur notre comportement, y compris sur nos réactions face à certaines situations. 


Notre objectif est de proposer un contenu informatif, éducatif et utile. Même si nous avons fait de notre mieux pour ne pas aborder des détails susceptibles de déclencher des réactions, nous t’encourageons à observer ta propre humeur avant de poursuivre ta lecture ou à l’interrompre si tu te sens ébranlé·e à un moment ou à un autre. 


Qu’est-ce que l’image corporelle ?

Que vois-tu lorsque tu regardes une photo de toi ou tu te regardes dans un miroir? Quelle opinion as-tu de toi-même à cause de ton apparence corporelle? Notre opinion et notre attitude à l’égard de notre silhouette, de notre poids et de notre taille peuvent influer sur notre comportement. Elles peuvent changer nos habitudes alimentaires et notre niveau d’activité physique, ce qui peut avoir des répercussions sur notre santé et notre bien-être. L’image corporelle peut être déterminée par des facteurs internes, comme la personnalité, et par des facteurs externes, comme nos expériences de vie ou notre culture. 


Avoir une image corporelle positive signifie que tu te sens bien dans ton corps tel qu’il est naturellement. Tu sais que ton apparence ne définit pas la personne que tu es. Ta valeur ne dépend pas de ton poids, de ta silhouette, de ta taille ou de tes traits physiques. 


L’image corporelle négative est aussi appelée insatisfaction corporelle. C’est lorsque tu as l’impression que ton poids, ta silhouette, ta taille ou tes traits physiques sont imparfaits. Tu te crois peut-être inférieur·e aux autres lorsque tu te compares à eux. Si tu es insatisfait·e de ton corps, tu peux ressentir de la honte et un manque d’estime de toi. Tu peux aussi être mécontent·e de l’aspect de certains vêtements sur toi.


Tu peux avoir une image corporelle négative si : 

  • Tu observes souvent ton corps (par exemple, tu te regardes, tu te pinces la peau, tu mesures des parties de ton corps). 
  • Tu évites les endroits ou les situations où ton corps est exposé (par exemple, la baignade). 
  • Tu consacres beaucoup de temps et d’efforts à ton apparence (par exemple, coiffure, maquillage, etc.). 
  • Tu penses beaucoup à ton apparence ou aux façons dont tu pourrais la changer. 
  • Tu te compares trop aux autres. 
  • Tu souhaites vivement changer ton poids, ta silhouette, ta taille ou tes traits physiques. 
  • Tu penses et tu dis des choses négatives à propos de ton corps. 


Avoir une image corporelle négative peut être épuisant et entraîner de l’isolement. Les gens qui ont des préoccupations quant à leur image corporelle sont plus susceptibles d’avoir des problèmes de santé mentale ou de développer un trouble de l’alimentation. 

Les images corporelles positives et négatives se retrouvent aux extrémités opposées du continuum. Tu peux te situer n’importe où dans ce continuum et ce que tu ressens peut changer d’une journée à l’autre et parfois même d’une heure à l’autre. L’image corporelle peut prendre différentes formes.  


Qu’est-ce qui peut contribuer à une image corporelle négative? 

Nous vivons tous des expériences qui peuvent avoir une incidence négative sur notre image corporelle, quel que soit notre âge, notre sexe et notre milieu. On ne naît pas en détestant son corps, mais les préoccupations que l’on éprouve par rapport à l’image corporelle peuvent apparaître très tôt dans la vie et perdurer au fil des ans. Il y a différents facteurs qui peuvent engendrer une image corporelle négative. Voici le ou les facteurs qui peuvent avoir des répercussions sur toi : 

  • La puberté. À la puberté, le corps subit beaucoup de changements, notamment au niveau du poids, de la taille, de la silhouette et de la pilosité (les poils). Il est tout à fait normal que le corps change avec l’âge, mais il faut parfois un certain temps pour s’y habituer. De plus, ces changements ne sont pas toujours ceux auxquels on s’attendait. 
  • Suivre un régime. Cela veut dire limiter son alimentation pour essayer de perdre du poids ou de changer son apparence. Il existe tellement de régimes et de tendances qu’il est difficile de distinguer l’information qui est vraie de celle qui peut être nuisible. Les régimes alimentaires peuvent susciter des sentiments négatifs à l’égard de la nourriture et accroître l’attention que l’on porte à son corps. 
  • Les sports ou les activités qui peuvent privilégier un certain poids ou une certaine taille, comme être mannequin, faire du ballet et faire de la lutte. Si tu penses que tu dois avoir un corps qui correspond à une certaine norme, tu peux ressentir encore plus de pression de le changer. Les athlètes qui pratiquent des sports privilégiant la minceur sont plus susceptibles d’avoir une alimentation désordonnée. 
  • Commentaires sur le poids et l’apparence. Les personnes que nous côtoyons exercent une influence sur nous. La façon dont quelqu’un parle de son corps ou du tien peut influer sur ta perception de ton propre corps et sur le regard que tu poses sur lui. Même des commentaires censés être des compliments, comme « tu as l’air d’avoir perdu du poids », peuvent contribuer à une image corporelle négative ou à des comportements néfastes. Si tu veux en savoir plus, consulte la section « Parlons de notre corps » plus loin dans le texte. 
  • Te faire taquiner ou subir de l’intimidation. La personne qui t’intimide peut dire ou répandre des propos blessants au sujet de ton poids ou de ton apparence, qui peuvent avoir un effet sur l’opinion que tu as de toi-même. L’intimidation est un problème grave et inacceptable. C’est une tentative répétée qui vise à effrayer, blesser ou intimider une autre personne. Tu peux trouver de l’information sur l’intimidation ici. 
  • L’image du corps « idéal » véhiculée par la société dans laquelle tu vis ou la culture à laquelle tu appartiens. En fonction de la société ou de la culture dans laquelle tu as grandi, tu peux avoir des pressions et des déclencheurs différents. Certaines personnes ressentent la pression d’être mince et d’autres celle d’être musclée. Certaines peuvent ressentir la pression d’avoir un type de cheveux, une couleur de peau ou des traits faciaux différents. Ces pressions peuvent affecter notre image corporelle et faire en sorte qu’il est difficile d’aimer notre corps tel qu’il est, surtout s’il ne correspond pas à l’idéal de la société. 


Qu’est-ce qui peut contribuer à une image corporelle positive?

Il est important de te sentir bien dans ton corps, car cela t’aide à avoir confiance en toi, à mieux prendre soin de toi et à favoriser ton bien-être général. Peu importe où tu te situes dans le continuum ci-dessus, ton image corporelle peut devenir plus positive ou le demeurer. Voici des façons de t’aider à le faire : 

  • Reconnaître que tu es une personne à part entière et prendre soin de cette personne. Songe à toutes les merveilleuses qualités qui font de toi la personne que tu es : ta personnalité, tes expériences et tes aptitudes. Ton apparence et ton poids ne déterminent pas ta valeur. Sois à l’écoute de ce que ton corps te dit et de ce dont il a besoin. Mange des aliments que tu aimes, pratique des activités qui te font du bien, respire profondément et repose-toi suffisamment. 
  • Entoure-toi de personnes qui t’aiment comme tu es et qui te soutiennent. Fréquente des personnes qui ne te font pas douter de ta valeur ou de ta confiance en toi. Tu mérites qu’on t’accepte comme tu es et qu’on se réjouisse d’être à tes côtés. 
  • Apprends à faire preuve de bienveillance envers toi-même. Nous avons tous une voix intérieure qui peut être à la fois bienveillante et critique. Efforce-toi de prendre des habitudes qui t’aideront à améliorer l’opinion que tu as de ton corps et ce que tu ressens à son égard. Prends le temps de te découvrir et de t’exprimer d’une manière qui te correspond. Sois toi-même et prend conscience de ce dont tu es reconnaissant·e à ton égard. Cela peut t’aider à te sentir mieux dans ta peau. 
  • Remets en question les messages véhiculés dans les médias qui te sont adressés. Porte un regard attentif et critique sur les médias, car ils présentent souvent des images très retouchées et peu réalistes. Pour en savoir plus, consulte la section sur les médias sociaux ci-dessous. 
  • Souviens-toi de ce que ton corps peut faire. Il continuera de grandir et de se transformer tout au long de ta vie. Cela peut t’aider de penser à ce dont ton corps est capable plutôt qu’à son apparence. Comment ton corps te permet-il de faire des activités qui te donnent du plaisir? Comment s’adapte-t-il? 


Comment les médias sociaux peuvent-ils influencer l’image corporelle? 

Les médias, en particulier les médias sociaux, font partie de la vie quotidienne de la plupart des gens. Grâce à eux, il est possible de communiquer avec d’autres personnes, de se divertir, d’apprendre de nouvelles choses et d’exprimer sa créativité. Toutefois, les médias sociaux peuvent aussi impacter négativement notre perception de nous-mêmes. 

Des études montrent que plus on utilise les médias sociaux, moins on est satisfait de son corps. As-tu remarqué qu’il y a de plus en plus de filtres Instagram et TikTok? Ces outils te permettent de modifier tes images et tes vidéos. La plupart des images dans les médias sont très retouchées. Ces images, qui véhiculent des critères de beauté irréalistes, montrent des personnes minces, riches, jeunes et en bonne forme, qui ont généralement la peau blanche et sont peu représentatives de la diversité des corps et des silhouettes dans le monde. Plus tu es exposé·e à ce genre d’images, plus tu es susceptible de ressentir la pression d’avoir un corps « parfait », même si ces images ne sont pas réelles ou réalistes. 


Comment éviter que les médias sociaux exercent une influence négative sur mon image corporelle? 

Tout d’abord, tu dois avoir conscience de l’influence que les médias sociaux peuvent avoir sur ton image corporelle. Pense au temps que tu passes sur des applications comme Instagram, Facebook et TikTok. Qu’est-ce qu’elles te font ressentir à propos de toi-même? Voici d’autres conseils : 

  • Réfléchis au contenu qui se trouve sur les médias sociaux au lieu de l’accepter sans te poser de questions (Qui a créé ce contenu? Quel est le but de ce contenu?, etc.). 
  • Désabonne-toi des comptes qui te donnent une mauvaise image de toi-même. 
  • Commence à suivre les médias sociaux qui présentent tous les types de corps. Choisis des applications qui montrent et véhiculent des images corporelles positives pour tous les âges, tous les sexes, toutes les races, toutes les capacités, etc. Lorsqu’on s’expose à une plus grande diversité corporelle, on commence à percevoir tous les corps comme étant beaux. Tous les corps sont différents et méritent d’être aimés, quelle que soit leur apparence. 


Quoi faire si tu as des préoccupations quant à ton image corporelle 

Quand tu reconnais rapidement que ton image corporelle te préoccupe, il est possible d’y remédier. Souviens-toi que tu n’es pas seul·e à rencontrer ces difficultés. Tu peux entreprendre des démarches par toi-même ou obtenir de l’aide de la part de tes ami·e·s, de ta famille ou de professionnel·les de la santé. Voici quelques options à considérer : 

  • Es-tu prêt·e à consulter un·e professionnel·le de la santé? Adresse-toi à un·e conseiller·ère, à un·e médecin ou à un·e psychiatre, pour qu’iel t’aide à déterminer le type de soutien dont tu as besoin. 
L’ALIMENTATION DÉSORDONNÉE ET TROUBLES DE L’ALIMENTATION 

L’opinion que nous avons de notre corps et ce que nous ressentons à son égard se situe sur un continuum et évolue au fil du temps. Certaines personnes ont des pensées malsaines sur la nourriture, l’exercice et leur silhouette, et cela influence leur comportement. Dans certains cas, ces pensées mènent à une forme de maladie mentale appelée trouble de l’alimentation. 


Qu’est-ce que l’alimentation désordonnée? 

L’alimentation désordonnée désigne généralement des pensées et des comportements problématiques liés à la nourriture et à l’alimentation. Elle est souvent liée aux troubles de l’alimentation, bien que des personnes n’ayant pas de troubles de l’alimentation puissent également avoir une alimentation désordonnée. L’alimentation désordonnée peut causer autant de tort qu’un trouble de l’alimentation, tant physiquement que mentalement. Les personnes ayant une alimentation désordonnée peuvent en arriver à développer un trouble de l’alimentation. 


Les troubles de l’alimentation sont un type de maladie mentale. Ces troubles peuvent provoquer des changements dans l’attitude, les pensées et les comportements à l’égard de la nourriture, de l’alimentation, du poids ou de la silhouette. Ils ont de graves répercussions sur la santé et le bien-être. Il est impossible de dire si une personne souffre d’un trouble de l’alimentation rien qu’en la regardant. Les troubles de l’alimentation peuvent toucher toutes sortes de personnes, quels que soient leur sexe, leur genre, leur orientation sexuelle, leur race, leur culture, leur silhouette et leurs antécédents. 


Ils sont complexes et peuvent se manifester différemment d’une personne à l’autre. Si tu penses avoir un trouble de l’alimentation, la première chose à faire est de consulter ton médecin de famille ou un·e autre professionnel·le de la santé. Cela t’aidera à mieux comprendre tes comportements et tes attitudes alimentaires, mais cela ne te donnera pas de diagnostic. 


Quelles sont les causes de l’alimentation désordonnée et des troubles de l’alimentation? 

Il n’existe pas de cause unique aux troubles de l’alimentation. Ils se développent souvent en raison d’une combinaison de facteurs, notamment : 

  • les antécédents familiaux; 
  • la génétique; 
  • les antécédents médicaux et en matière de santé mentale; 
  • les croyances culturelles et familiales concernant l’alimentation et l’image corporelle; 
  • l’utilisation des médias (dont les médias sociaux). 


Quels sont les signes de l’alimentation désordonnée et des troubles de l’alimentation? 

Voici des pensées, des sentiments et des comportements qui peuvent être des signes montrant une alimentation désordonnée ou un trouble de l’alimentation. Chaque personne vit différemment une alimentation désordonnée ou des troubles de l’alimentation, c’est pourquoi les signes ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Beaucoup de ces signes peuvent être dangereux pour la santé ou avoir des conséquences néfastes sur celle-ci. Cette liste ne permet pas de poser un diagnostic. Si tu remarques l’un de ces signes chez toi ou chez quelqu’un que tu connais, ou si tu as d’autres préoccupations qui ne figurent pas dans cette liste, nous te conseillons d’en parler à un professionnel de la santé. Si l’on repère ces signes de manière précoce et qu’on agit, on peut éviter que les problèmes ne s’aggravent. 

  • Tu penses constamment à manger (ou à ne pas manger) ou à faire de l’exercice. 
  • Tu crois que si tu perds du poids ou si tu as une apparence différente, tu seras plus heureux·se. 
  • Tu vois l’alimentation comme l’une des seules choses que tu peux contrôler. 
  • Tu as du mal à comprendre pourquoi tes ami·e·s et les membres de ta famille te disent que tu es trop maigre, parce que tu ne te vois pas ainsi. 

  • Tu ressens de la culpabilité ou de la honte après avoir mangé de grandes quantités de nourriture. 
  • Tu crois que tu ne vaux rien ou que tu ne mérites pas de manger. 
  • Tu as l’impression de ne pas pouvoir contrôler les portions que tu manges. 

  • Tu ne manges pas, même si tu as faim. 
  • Tu as des règles strictes par rapport à ce que tu peux et ne peux pas manger. 
  • Tu comptes les calories de tous les aliments que tu consommes. 
  • Tu passes beaucoup de temps à faire de l’exercice pour brûler des calories ou pour te punir d’avoir mangé. 
  • Tu te pèses souvent. 
  • Tu élimines la nourriture que tu as ingérée (par exemple, en te faisant vomir). 
  • Tu te gaves d’une grande quantité de nourriture en peu de temps. 


Quelles sont les conséquences de l’alimentation désordonnée et des troubles de l’alimentation? 

Les troubles de l’alimentation et l’alimentation désordonnée peuvent être extrêmement néfastes, tant physiquement que mentalement. Ils peuvent produire des pensées pénibles quant à l’image corporelle et à l’alimentation. Tu peux te sentir triste, déprimé·e ou irritable et avoir de la difficulté à te concentrer. 

Il est important de se rappeler que le corps a besoin d’énergie provenant des aliments pour bien fonctionner. L’alimentation désordonnée et les troubles de l’alimentation peuvent causer des problèmes médicaux touchant presque tous les organes du corps. Voici des exemples de ces problèmes : 

  • de la fatigue et de la faiblesse musculaire; 
  • des étourdissements ou des évanouissements; 
  • un manque de nutriments; 
  • des problèmes gastriques ou cardiaques; 
  • la défaillance des organes ou la mort. 


Que peux-tu faire pour prévenir l’alimentation désordonnée et les troubles de l’alimentation? 

Nous pouvons tous contribuer à prévenir l’alimentation désordonnée et les troubles de l’alimentation. Nous pouvons sensibiliser les gens et nous efforcer de changer les facteurs qui, dans notre société, contribuent à ces graves problèmes. Pour ce faire, tu peux : 

  • prendre l’initiative d’en apprendre davantage sur les troubles de l’alimentation; 
  • changer la façon dont tu parles de l’image corporelle; 
  • découvrir des habitudes qui peuvent t’aider à mieux vivre avec ton corps; 
  • sensibiliser les gens aux conséquences de l’alimentation désordonnée et des troubles de l’alimentation; 
  • te montrer critique à l’égard des médias qui véhiculent des images corporelles malsaines ou qui ne montrent pas une grande diversité de types de corps sains; porter un regard attentif aux images corporelles que tu vois dans la publicité, les films, les émissions de télévision et les médias sociaux comme TikTok et Instagram. Ressemblent-elles à la majorité des gens? Sont-elles réalistes? Ont-elles été retouchées? 

On ne choisit pas de développer un trouble de l’alimentation. Il est important de ne pas te culpabiliser si tu rencontres des difficultés avec l’alimentation. Souviens-toi qu’il y a des moyens de prévenir l’alimentation désordonnée et les troubles de l’alimentation. Tu peux faire des changements tôt quand tu vis ces difficultés. 


Traitements 

Pour les personnes ayant des troubles de l’alimentation, l’idée d’un rétablissement et d’un traitement peut être effrayante, et il peut être difficile d’aller chercher de l’aide. Il se peut que tu ne sois pas au stade de parler de tes problèmes ou que tu aies peur d’être jugé·e. Il faut parfois du temps pour trouver le bon type de traitement et la bonne équipe. 

Il existe plusieurs types de programmes de traitement pour les personnes ayant des troubles de l’alimentation : 

  • Le traitement ambulatoire (en clinique externe) est habituellement celui auquel les personnes aux prises avec des troubles de l’alimentation peuvent avoir accès en premier. Ce traitement diffère d’une personne à l’autre. Il nécessite que les patients soient médicalement stables et qu’ils reçoivent des traitements réguliers dans une clinique communautaire, chez un·e médecin ou à l’hôpital, sans qu’il soit nécessaire de passer la nuit à l’hôpital ou dans un centre de traitement. Le traitement ambulatoire permet de rester en contact avec sa communauté et d’obtenir plus de soutien de la part de ses ami·e·s et de sa famille. 
  • Le traitement de jour est un traitement un peu plus intensif. Il consiste à suivre un programme de traitement pendant la journée et à rentrer chez soi le soir. Tout comme le traitement ambulatoire, le traitement de jour nécessite que l’on soit médicalement stable et permet d’avoir davantage de contacts avec sa communauté, sa famille et ses ami·es. 
  • Le traitement en milieu hospitalier est la forme de traitement la plus intensive, qui varie d’une personne à l’autre. Dans le cadre de ce traitement, les patients doivent dormir à l’hôpital et bénéficient d’un soutien et d’une supervision 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, de la part d’une équipe de traitement. On recommande un traitement en milieu hospitalier lorsque les symptômes d’une personne ne lui permettent pas de rester chez elle en toute sécurité ou si elle a besoin de plus de soutien. 
  • Le traitement en établissement est semblable au traitement en milieu hospitalier, mais la surveillance médicale et le soutien sont généralement moins importants. Il peut avoir lieu en milieu hospitalier, dans un autre centre ou dans une propriété privée. Ce traitement peut convenir aux patients qui ont besoin du soutien thérapeutique d’un programme de traitement, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, mais qui n’ont pas besoin du soutien médical en milieu hospitalier. 

Les programmes de traitement offrent différents niveaux de soutien. Certaines personnes auront besoin de suivre plus d’un type de programmes au cours de leur rétablissement. 

Les personnes ayant un trouble de l’alimentation sont toutes différentes et ont besoin d’un soutien adapté à leurs besoins. La première étape consiste à consulter un·e médecin ou un·e professionnel·le de la santé mentale. Il peut te renseigner sur chaque type de traitement et t’aider à choisir le type de soutien qui correspond le mieux à tes besoins. 


Ce que tu peux faire si tu as une alimentation désordonnée ou un trouble de l’alimentation 

Tu mérites qu’on t’aide, en tout temps et peu importe où tu en es dans ton cheminement. Souviens-toi que tu n’es pas seul·e à rencontrer ces difficultés. Tu peux entreprendre des démarches par toi-même ou obtenir de l’aide de la part de tes ami·es, de ta famille ou de professionnel·les de la santé. Voici quelques options à considérer : 

  • Consulte les liens ci-dessous pour en savoir plus sur les organisations de la Colombie-Britannique qui sensibilisent les gens aux troubles de l’alimentation : la Looking Glass Foundation, le National Eating Disorder Information Centre (NEDIC).
  • Le site Web de Jeunesse, J’écoute présente aussi de l’information sur l’image corporelle et les troubles alimentaires
  • Apprends à reconnaître les signes précoces des préoccupations liées à l’image corporelle, de l’alimentation désordonnée et des troubles de l’alimentation. Demande de l’aide rapidement. Si tu remarques des signes chez un·e proche, consulte la section « Aider une personne ayant une alimentation désordonnée ou un trouble de l’alimentation ». Si tu remarques des signes chez toi, consulte la section « Obtenir de l’aide ». 
  • Es-tu prêt·e à consulter un·e professionnel·le de la santé? Adresse-toi à un·e conseiller·ère, à un·e médecin ou à un·e psychiatre pour qu’iel t’aide à déterminer le type de soutien dont tu as besoin. 
PARLONS DE NOTRE CORPS 

Le langage évolue constamment et nous en apprenons de plus en plus sur les façons d’exprimer ce que nous ressentons, en particulier à propos de notre corps. Pour découvrir comment la façon dont tu parles des corps influence ta propre image corporelle, lis ce qui suit. 


Le langage évolue constamment et nous en apprenons de plus en plus sur les façons d’exprimer ce que nous ressentons, en particulier à propos de notre corps. Cette section décrit comment poser un regard neutre sur son corps. Tu ne dois pas te forcer à aimer ton corps tous les jours. Concentre-toi plutôt sur ce que ton corps fait pour toi et sur la perception que tu en as. 


Pourquoi la façon dont nous parlons de notre corps est-elle importante? 

Une grande partie de l’image corporelle réside dans la représentation mentale que tu as de ton corps, et la façon dont tu en parles contribue à créer l’image que tu en as dans ton esprit. Lorsque nous parlons de nos corps en reconnaissant qu’ils nous permettent de vivre au quotidien, nous pouvons l’accepter, avoir une meilleure estime de nous-mêmes et maintenir une bonne santé mentale. Il ne faut pas seulement repenser la façon dont nous parlons de notre propre corps, mais aussi celle dont nous parlons de ceux des autres. 

Beaucoup de messages diffusés sur les médias sociaux sont axés sur la « positivité corporelle », ce qui peut être très intimidant, surtout si cela fait longtemps que tu as du mal à accepter ton apparence. Lorsqu’on évoque la positivité corporelle, il est toujours question de corps et de leur apparence, ce qui n’est pas forcément le but. Il peut être difficile de toujours adopter une attitude positive à l’égard de son corps et cette attitude reste axée sur l’apparence physique. Il est plus important de prendre conscience de la façon dont tu traites ton corps et de faire de ta santé une priorité, quels que soient ton poids, ta silhouette et ta taille. 


Comment puis-je changer la façon dont je parle de mon corps? 

Il peut être intimidant de penser que tu dois changer immédiatement les mots que tu emploies pour parler de ton corps. Il n’est pas nécessaire de te précipiter. Tu peux faire de petits gestes chaque jour et ils feront une grande différence. 

  • Prête attention à la façon dont tu parles de toi. Lorsque tu te rends compte que tu emploies des mots peu flatteurs à l’égard de ton corps (« Je me sens énorme en ce moment », « Ce bouton me défigure »), sois bienveillant·e envers toi-même et pense à d’autres qualités que tu apprécies chez toi. Tu n’as pas à te sentir bien dans ton corps en permanence, mais fais preuve de compassion envers toi-même en te rappelant qu’il n’y a rien de mal à avoir une mauvaise journée. Quand des pensées négatives te viennent à l’esprit, dis-toi quelques phrases que tu auras préparées, comme : « Il est humain de ne pas se sentir bien dans son corps. », « Je vais m’efforcer d’être bienveillant·e à l’égard de mon corps, en me rappelant par exemple qu’il me permet de bouger et de profiter de ma journée d’aujourd’hui. », « Je ressens de nombreuses pressions qui m’incitent à avoir une mauvaise image de mon corps. Je n’ai pas à céder à ces pressions. » 
  • Sois conscient·e de la façon dont tu parles de ton corps et de l’effet que cela a sur les autres. Lorsque tu parles en mal de ton propre corps, cela peut amener les autres à être plus critiques à l’égard de leur propre corps. Par exemple, si tu dis que tu te trouves « gros·se », cela peut amener une autre personne à comparer son corps au tien et à avoir une perception encore plus négative du sien. En ayant conscience des mots que tu emploies pour décrire ton corps et en t’efforçant de faire preuve de plus de compassion envers toi-même, cela peut également être bénéfique pour les gens qui t’entourent et leur propre perception de leur corps. Tu trouveras des suggestions de phrases dans le tableau ci-dessous. 
  • Entoure-toi de personnes qui t’apprécient comme tu es. Si tu es toujours entouré·e de personnes qui t’acceptent comme tu es et qui se réjouissent d’être à tes côtés, tu auras une plus grande confiance en toi. 
  • Songe aux gens et aux contenus que tu vois sur les médias sociaux. Les gens qu’on voit sur les médias sociaux ne sont pas toujours réels. La plupart des images diffusées sont très retouchées et présentent des critères de beauté irréalistes. Tu dois reconnaître et remettre en question les « idéaux de beauté » et les stéréotypes que tu vois en ligne. Si le fait de regarder des images sur les médias sociaux te fait te sentir mal dans ta peau (« Leur corps est parfait, jamais je ne vais leur ressembler. »), tâche de te rappeler de faire preuve de bienveillance par rapport à toi-même (« Je peux m’aimer tout en continuant d’évoluer. ») Tu peux aussi envisager de te désabonner ou de désactiver les notifications d’une personne qui publie régulièrement des images ou des messages qui te font sentir mal dans ta peau. 
  • Réfléchis aux vêtements que tu choisis de porter. Réfléchis aux mots que tu emploies lorsque tu parles de la façon dont tes vêtements te vont. Attarde-toi sur la façon dont tes vêtements te font sentir (« Je me sens bien dans cette tenue », « Cette tenue me va bien »), plutôt que sur l’allure qu’ils te donnent (« Mon ventre a l’air énorme dans ce jean. »). Tes vêtements devraient te faire sentir bien dans ta peau, et non le contraire! 

Changer la façon dont tu parles de ton corps ne se fait pas du jour au lendemain. Il faut du temps pour désapprendre les mots que tu emploies habituellement pour te décrire. Il n’y a pas de mal à adopter des changements petit à petit. En fait, cette approche est même très efficace. Pendant cette période, n’oublie pas d’être bienveillant·e envers toi-même. Si tu as une pensée négative, tu peux toujours l’accompagner d’une pensée qui te rappellera que tu veux accepter ton corps. 


Phrases à retenir lorsque tu parles de ton corps 

Voici quelques phrases souvent employées qui peuvent avoir une incidence négative sur la perception que chacun a de son corps ou que les autres ont de notre corps. Nous proposons de les remplacer par d’autres formulations. Changer la façon dont on parle de son corps peut améliorer la perception que l’on a de soi-même. 

Efforce-toi de dire Au lieu de… Raison 
Je m’efforce de me sentir bien. 
 
Mon but est d’avoir plus d’énergie. 
J’essaie de perdre du poids. J’évite le gras. Il est plus important de privilégier la santé que l’apparence. 
Aliments que je consomme de temps en temps, aliments que je consomme tous les jours. Les journées où je triche, les bons et les mauvais aliments, les régimes. « J’ai bien suivi mon régime aujourd’hui » (si tu te prives de nourriture). Plutôt que d’accorder toute ton attention aux aliments « qui te feront grossir », considère que la nourriture est un carburant pour ton corps qui te permet de tenir toute la journée. 
Je suis content·e de te voir, tu as l’air vraiment heureux·se aujourd’hui! Tu es très beau ou belle! As-tu perdu du poids? Au lieu de complimenter l’apparence d’une personne, tu peux t’attarder sur d’autres caractéristiques. Essaie plutôt de lui faire un compliment sur son assurance, son attitude ou ses aptitudes. 
Je choisis de respecter mon corps et de le traiter avec bienveillance, même les jours où je ne me sens pas bien. Je déteste mon apparence aujourd’hui, ma tenue est épouvantable. Il arrive à tout le monde de ne pas aimer son corps. Si tu te dis que tu dois continuer à faire preuve de bienveillance à l’égard de ton corps, tu pourras mieux l’accepter au fil du temps. 
Je suis bien comme je suis en ce moment, je deviens plus fort·e chaque jour. Je n’y arriverai jamais, je suis tellement faible, je me trouve nul·le. Il y a des jours qui ne sont pas terribles et il est possible d’avoir une mauvaise opinion de toi-même, mais la chose la plus importante à retenir ces jours-là est de te traiter avec bienveillance. 
Je mérite d’être apprécié·e à ma juste valeur. Personne ne veut me voir en ce moment, je ne mérite pas qu’on m’aime ou qu’on se soucie de moi. Tu es bien plus que ton apparence. La personne que tu es actuellement est apprécié·e et aimé·e. 
Mon corps a changé, et c’est tout à fait normal. La vie suit son cours et je fais de mon mieux pour m’adapter. De quoi ai-je besoin dans l’immédiat? J’ai pris tellement de poids que je déteste mon apparence. J’ai besoin de perdre cette graisse autour des hanches. Il est normal d’avoir des moments où l’on ne se sent pas tout à fait bien dans sa peau. Dans ces moments-là, tu dois te montrer bienveillant·e envers toi-même et reconnaître les changements que ton corps a subis et ce qu’il t’a apporté jusqu’à présent. 
Le repas d’hier m’a beaucoup plu, il était délicieux et j’ai passé un beau moment avec mes ami·es! J’ai tellement mangé hier qu’il faut que j’aille courir pour brûler ces calories! Prends le temps de profiter des repas plutôt que de les considérer comme des moments pour lesquels tu dois « brûler des calories ». Se nourrir n’est pas quelque chose que l’on doit mériter. 


AIDER UNE PERSONNE AYANT UNE ALIMENTATION DÉSORDONNÉE OU UN TROUBLE DE L’ALIMENTATION 

Il peut être difficile de savoir comment aider une personne qui a une alimentation désordonnée ou un trouble de l’alimentation. Tu trouveras ci-dessous quelques pistes pour aider une personne dans son cheminement, tout en prenant soin de toi. 

As-tu des inquiétudes au sujet d’un·e membre de ta famille, d’un·e ami·e ou d’un·e camarade de classe qui montre des signes d’alimentation désordonnée ou de trouble de l’alimentation? Cette personne t’a peut-être parlé de ses difficultés et cherche de l’aide. Cette section explique comment tu peux aider une personne ayant une alimentation désordonnée ou un trouble de l’alimentation. 


Fais preuve de patience et sois à l’écoute. Lorsqu’une personne te confie quelque chose qui te fait craindre pour sa santé et son bien-être, il est normal que tu hausses le ton, que tu paniques et que tu veuilles l’aider à résoudre ses problèmes. Cependant, il est important que tu gardes ton calme et que tu respectes ce qu’elle ressent lorsqu’elle se confie à toi. Si l’un·e de tes proches te dit qu’il pense avoir une alimentation désordonnée ou un trouble de l’alimentation, voici quelques points à garder à l’esprit : 

  • Respire profondément si tu te sens dépassé·e par les événements. 
  • Écoute activement la personne. 
  • Reconnais le courage qu’il lui a fallu pour en parler ouvertement (« Cela a dû être très difficile pour toi de te confier, merci de me faire confiance »; « C’est vraiment courageux de m’en avoir parlé »). 
  • Demande à la personne comment tu peux l’aider. 


Renseigne-toi. L’une des meilleures façons d’aider une personne aux prises avec une alimentation désordonnée ou un trouble de l’alimentation est d’en apprendre davantage sur ces troubles et sur les ressources disponibles. Voici quelques pistes pour commencer : 

  • Fais tes propres recherches auprès d’organisations reconnues comme Foundry, Looking Glass Foundation, Jessie’s Legacy et NEDIC. 
  • Parle à un·e professionnel·le de la santé. 
  • Consulte nos sections « Obtenir de l’aide » pour trouver d’autres ressources pour toi et la personne que tu aides. 

Si tu te renseignes, la personne qui doit s’expliquer est libérée du fardeau que cela représente pour elle. Tu disposeras également de quelques ressources au cas où la personne aurait besoin de plus d’aide. Rappelle-toi que l’expérience de chacun est unique. Le rétablissement de chaque personne suit son propre rythme et il n’y a pas deux parcours identiques. Tiens compte de ce que la personne ressent au sujet de son trouble de l’alimentation, de son ouverture au changement et des effets que celle-ci a sur elle. 


Aie conscience de la façon dont tu traites ton propre corps et dont tu en parles. La perception que tu as de ton propre corps peut influencer les personnes qui t’entourent, surtout si elles sont déjà en difficulté. Réfléchis à la façon dont tu traites ton propre corps et aux mots que tu emploies. Tu ne sais pas trop par où commencer? Consulte la section « Parlons de notre corps » pour en savoir plus. 


Établis des limites par rapport à tes conversations. Rien ne t’oblige à être disponible en permanence ou à décrocher le téléphone dès qu’une personne en difficulté t’appelle. Fais savoir à ton ami·e qu’il est possible que tu ne répondes pas immédiatement à ses messages. Si tu le peux, aide ton ami·e à trouver différentes ressources auxquelles iel pourra faire appel lorsqu’iel aura besoin de soutien. Notre section « Obtenir de l’aide » est un bon endroit pour commencer.  


Observe ta propre humeur et prends le temps de te ressourcer. Tu peux par exemple faire une sieste, respirer profondément, aller te promener ou t’adonner à un passe-temps. Ces activités peuvent te libérer d’un poids et t’aider à te changer les idées. Il est plus facile d’épauler les personnes de son entourage lorsqu’on s’assure que ses propres besoins sont satisfaits. 

Il est important de garder à l’esprit que le rétablissement ne se fait pas du jour au lendemain, mais qu’il est possible de bénéficier d’un traitement et de soutien. Ce n’est pas à toi seul·e que revient la tâche de venir en aide à la personne. Prends le temps d’écouter et de te renseigner auprès de sources fiables. N’oublie pas non plus de prendre soin de toi lorsque tu accompagnes d’autres personnes dans leur cheminement. 


DÉCOUVRIR LES HABITUDES LIÉES À L’IMAGE CORPORELLE 

Ton corps ne définit pas qui tu es. Voici quelques conseils pour t’aider à mieux vivre avec ton corps et à améliorer ton bien-être général. 


Souviens-toi que changer ton apparence ne changera pas la façon dont tu te sens dans ta peau. 

Nous vivons tous·tes dans des corps différents. Ton corps essaiera de se maintenir dans la fourchette dans laquelle il est né. Tenter de changer radicalement cette tendance n’est pas tenable et peut entraîner de nombreuses conséquences, en particulier pour ta santé mentale. Même si cela peut s’avérer difficile, efforce-toi de changer tes croyances et ton attitude à l’égard de ton corps. Il te suffit de te concentrer sur les choses que tu aimes dans la vie et de constater que ton corps te permet de les faire. Par exemple, j’adore peindre! Mes mains me permettent de peindre des dessins détaillés, tandis que mes jambes me permettent de rester debout pendant de longues périodes. 


Tu dois reconnaître que ton poids ne détermine pas ta valeur. 

Ta valeur est l’idée que tu te fais de toi-même comme personne à part entière. Elle englobe ta personnalité, ta gentillesse, tes talents, les contributions à ta famille, à tes ami·es, à ta communauté, et bien plus encore. Le poids d’une personne n’est rien de plus que cela. Il ne faut pas y attacher plus d’importance. 


Songe aux choses de la vie pour lesquelles tu es reconnaissant·e, qui t’apportent de la joie ou qui te font sourire. 

Quels sont tes passe-temps préférés? Comment te sens-tu lorsque tu passes du temps avec tes proches? Est-ce qu’être à l’extérieur t’apporte de la joie? Dresse une liste des passe-temps que tu préfères, de tes caractéristiques, de tes réalisations, de tout ce qui n’est pas lié à ton apparence. Ajoute d’autres éléments à cette liste à mesure que tu découvres des aspects que tu aimes chez toi et relis-la si tu commences à te sentir mal dans ta peau. En portant ton attention sur des choses extérieures à ton corps qui te semblent plus positives, tu peux faire abstraction de ces voix dans ta tête qui te disent que ton corps doit être différent de ce qu’il est. 


Observe comment les images véhiculées dans les médias et sur les réseaux sociaux influent sur l’image à laquelle tu crois devoir ressembler et sur l’opinion que tu as de toi-même. 

Les images et les filtres que tu vois dans les médias et sur les médias sociaux sont souvent retouchés et irréalistes. Si tu te sens mal dans ta peau lorsque tu fais défiler les images, remets-les en question! Ces images sont-elles réelles? Ont-elles été retouchées? Représentent-elles toute l’histoire? Rappelle-toi que ta valeur ne dépend pas du fait que tu corresponds ou non à ces images idéalistes. Tu peux très bien te désabonner des comptes qui font en sorte que tu ne te sens pas bien dans ta peau et suivre ceux qui véhiculent une image plus positive de soi-même. 

Entoure-toi de personnes avec lesquelles tu te sens bien dans ta peau. 

Il est plus facile de se sentir bien dans sa peau lorsqu’on est entouré de personnes qui sont en paix avec elles-mêmes et avec leur corps. Rencontrer des personnes qui t’apprécient peut t’aider à t’accepter, et même à te sentir bien dans ta peau! Nous savons que cela peut être difficile, alors fais preuve de patience à ton égard, si tu réévalues certaines de tes amitiés et de tes relations. 

Pratique une activité qui te fait du bien et qui fait comprendre à ton corps que tu t’efforces de prendre soin de lui. 

Imagine que tu cultives une plante : lorsque tu l’arroses et que tu lui donnes la bonne quantité de lumière solaire, la plante a tendance à s’épanouir! C’est la même chose pour ton corps. Tu peux par exemple prendre un long bain ou une douche chaude, faire une promenade, te coucher tôt ou faire de légers étirements. Si tu prends soin de ton corps, tu es plus susceptible de te sentir bien dans celui-ci. 

Aie conscience de ce que ton corps peut faire. 

Par exemple, tes bras te permettent de faire un câlin, ton visage te permet d’exprimer des choses! L’ensemble de ton corps est un véritable chef-d’œuvre, ce n’est pas un ennemi qu’il faut contrôler ou auquel il faut s’en prendre. Tu pourrais même écrire une lettre de remerciement à ton corps : c’est ton meilleur allié! 

Parle à quelqu’un en qui tu as confiance ou avec qui tu te sens à l’aise. 

Au début, il peut être difficile de se montrer vulnérable, mais il peut être bon de parler de ce que tu ressens. Il peut être utile de parler à un·e ami·e de confiance, à un·e membre de ta famille, à un·e enseignant·e, à un·e entraîneur·euse sportif·ve ou à quelqu’un qui est passé par là, comme un·e intervenant en services de soutien par les pairs. Tu ne sais pas trop par où commencer? Consulte la section « Obtenir de l’aide ». 

Envie d’explorer et d’en apprendre davantage ?

Voici quelques options pour toi.

Ce contenu est une traduction de textes rédigés à l’origine par le BC Children’s Hospital pour le site Web foundrybc.ca.
Le contenu original peut être consulté sur foundrybc.ca.